"Après sept années de baisses consécutives, nous sommes retombés au niveau de 2016 (313 tués)", souligne l'institut dans un communiqué. Si le nombre de morts n'a quasi pas évolué à Bruxelles (de neuf à huit tués), il a par contre connu une hausse importante dans le Sud du pays (de 108 à 146 tués, soit +35%). "Il faut remonter à 2013 pour avoir un nombre plus élevé de tués sur les routes wallonnes (151)", relève Vias. En Flandre aussi, le nombre de décès est en hausse (de 124 à 152, soit +23%). Une augmentation préoccupante du nombre de tués est constatée parmi les cyclistes. Ainsi, en Wallonie, les personnes se déplaçant à bicyclette ont payé un très lourd tribut à la route: 15 tués en 2019 alors qu'ils n'étaient que cinq en moyenne au cours du premier semestre ces 10 dernières années. Bruxelles n'est pas en reste puisque le nombre d'accidents impliquant un cycliste a augmenté de 16%. "Au total, 48 cyclistes ont perdu la vie au cours du 1er semestre en Belgique, soit le nombre le plus élevé jamais atteint", s'inquiète Vias. La situation est également alarmante pour les occupants de voiture (de 113 à 139 tués) et pour les motards (de 23 à 44 tués). En outre, le nombre de victimes mortelles dans les accidents impliquant un jeune automobiliste a, pour la première fois depuis 2015, augmenté (de 26 à 40). Le nombre de blessés recule par contre, lui, légèrement (-3%), tout comme le nombre d'accidents avec tués ou blessés (-3%). "Ces résultats laissent apparaître une tendance très négative pour la sécurité routière", conclut Vias. Le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) attend avec impatience les Etats généraux de la Sécurité routière, qui doivent se tenir en 2020. Ceux-ci "devront permettre d'analyser les raisons de cette tendance négative et surtout d'émettre des recommandations pour l'enrayer". D'ici là, le ministre estime important de "continuer nos efforts en matière de formation, de sensibilisation et de mettre à nouveau la priorité sur l'intensification des contrôles routiers". (Belga)