"Il n'y a pas autant de candidats valables à la relocalisation", a résumé le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Theo Francken à l'issue de la réunion. Le nombre total de relocalisations que devra effectuer la Belgique a été revu à 1.500, dont un peu plus de 400 ont déjà été réalisées. Au niveau européen, environ 15.000 réfugiés ont été relocalisés depuis la Grèce (environ 10.000) et l'Italie. Il reste encore quelque 26.000 personnes entrant dans les conditions pour bénéficier de la relocalisation, selon des chiffres de la présidence maltaise de l'Union européenne. "J'ai toujours dit que la Belgique ferait sa part si les frontières étaient mieux gardées, une parole donnée est une parole tenue", a souligné le secrétaire d'Etat à la Migration. Les ministres européens ont également discuté du plan d'action "retours" de la Commission européenne. Celle-ci a mené jusqu'ici une politique de "more for more", c'est-à-dire plus d'aide humanitaire pour les pays d'origine en échange de leur accord de reprendre plus de ressortissants renvoyés d'Europe. Mais les résultats mitigés de cette approche font que de plus en plus de pays plaident pour une politique du "less for less", où l'on utiliserait par exemple la politique d'octroi des visas pour inciter les pays d'origine à se montrer plus coopératifs. "Cela n'a pas été dit aussi clairement, mais la patience a des limites, y compris du côté de la Commission", a noté Theo Francken. L'utilisation de la politique d'octroi des visas pour faire pression sur certains pays pourrait venir sur la table des ministres lors d'un prochain conseil. L'Allemagne a en tout cas écrit à la Commission pour qu'elle se saisisse du dossier. (Belga)

"Il n'y a pas autant de candidats valables à la relocalisation", a résumé le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Theo Francken à l'issue de la réunion. Le nombre total de relocalisations que devra effectuer la Belgique a été revu à 1.500, dont un peu plus de 400 ont déjà été réalisées. Au niveau européen, environ 15.000 réfugiés ont été relocalisés depuis la Grèce (environ 10.000) et l'Italie. Il reste encore quelque 26.000 personnes entrant dans les conditions pour bénéficier de la relocalisation, selon des chiffres de la présidence maltaise de l'Union européenne. "J'ai toujours dit que la Belgique ferait sa part si les frontières étaient mieux gardées, une parole donnée est une parole tenue", a souligné le secrétaire d'Etat à la Migration. Les ministres européens ont également discuté du plan d'action "retours" de la Commission européenne. Celle-ci a mené jusqu'ici une politique de "more for more", c'est-à-dire plus d'aide humanitaire pour les pays d'origine en échange de leur accord de reprendre plus de ressortissants renvoyés d'Europe. Mais les résultats mitigés de cette approche font que de plus en plus de pays plaident pour une politique du "less for less", où l'on utiliserait par exemple la politique d'octroi des visas pour inciter les pays d'origine à se montrer plus coopératifs. "Cela n'a pas été dit aussi clairement, mais la patience a des limites, y compris du côté de la Commission", a noté Theo Francken. L'utilisation de la politique d'octroi des visas pour faire pression sur certains pays pourrait venir sur la table des ministres lors d'un prochain conseil. L'Allemagne a en tout cas écrit à la Commission pour qu'elle se saisisse du dossier. (Belga)