Le trio "nous a apporté de nouvelles idées sur le marché du travail et montré quelles conclusions peuvent être tirées d'expériences naturelles en termes de causes et de conséquences", a salué le jury Nobel. "Leur approche s'est étendue à d'autres domaines et a révolutionné la recherche empirique", a souligné le jury du "prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel", dernier né des fameuses récompenses. Pour une première moitié, le prix récompense le Canadien David Card, né en 1956, "pour ses contributions empiriques à l'économie du travail". À l'aide d'expériences naturelles, Card a analysé les effets du salaire minimum, de l'immigration et de l'éducation sur le marché du travail. "Ses études du début des années 1990 ont remis en question les idées reçues, ce qui a conduit à de nouvelles analyses et à de nouvelles perspectives", selon le jury Nobel. Les résultats de ses recherches ont notamment montré que l'augmentation du salaire minimum n'entraîne pas nécessairement une diminution des emplois. Grâce à ses travaux, "nous avons également réalisé que les ressources des écoles sont beaucoup plus importantes pour la réussite future des élèves sur le marché du travail qu'on ne le pensait auparavant". Angrist, 61 ans, et Imbens, 58 ans, ont eux conjointement été récompensés "pour leurs contributions méthodologiques à l'analyse des relations de cause à effet". Au milieu des années 1990, les deux chercheurs ont notamment démontré comment des conclusions précises sur les causes et les effets peuvent être tirées d'expériences naturelles. L'an passé, le prix avait récompensé les Américains Paul Milgrom et Robert Wilson, deux experts des enchères dont les travaux novateurs ont notamment servi aux attributions des fréquences télécom. L'économie vient clore une saison Nobel marquée notamment par le prix de la paix à deux journalistes d'investigation, la directrice du média philippin Rappler, Maria Ressa, et le rédacteur en chef du journal russe Novaïa Gazeta, Dmitri Mouratov. (Belga)

Le trio "nous a apporté de nouvelles idées sur le marché du travail et montré quelles conclusions peuvent être tirées d'expériences naturelles en termes de causes et de conséquences", a salué le jury Nobel. "Leur approche s'est étendue à d'autres domaines et a révolutionné la recherche empirique", a souligné le jury du "prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel", dernier né des fameuses récompenses. Pour une première moitié, le prix récompense le Canadien David Card, né en 1956, "pour ses contributions empiriques à l'économie du travail". À l'aide d'expériences naturelles, Card a analysé les effets du salaire minimum, de l'immigration et de l'éducation sur le marché du travail. "Ses études du début des années 1990 ont remis en question les idées reçues, ce qui a conduit à de nouvelles analyses et à de nouvelles perspectives", selon le jury Nobel. Les résultats de ses recherches ont notamment montré que l'augmentation du salaire minimum n'entraîne pas nécessairement une diminution des emplois. Grâce à ses travaux, "nous avons également réalisé que les ressources des écoles sont beaucoup plus importantes pour la réussite future des élèves sur le marché du travail qu'on ne le pensait auparavant". Angrist, 61 ans, et Imbens, 58 ans, ont eux conjointement été récompensés "pour leurs contributions méthodologiques à l'analyse des relations de cause à effet". Au milieu des années 1990, les deux chercheurs ont notamment démontré comment des conclusions précises sur les causes et les effets peuvent être tirées d'expériences naturelles. L'an passé, le prix avait récompensé les Américains Paul Milgrom et Robert Wilson, deux experts des enchères dont les travaux novateurs ont notamment servi aux attributions des fréquences télécom. L'économie vient clore une saison Nobel marquée notamment par le prix de la paix à deux journalistes d'investigation, la directrice du média philippin Rappler, Maria Ressa, et le rédacteur en chef du journal russe Novaïa Gazeta, Dmitri Mouratov. (Belga)