"Si on ne tire pas les leçons du Covid-19 ou si l'on n'agit pas en y mettant les moyens et l'engagement nécessaire, la prochaine pandémie -qui est une certitude- sera encore plus dévastatrice", met en garde le Conseil de supervision de la préparation globale (GPMB), un organe de contrôle indépendant lancé en 2018 par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Banque mondiale. Dans son rapport annuel, le GPMB se plaint du peu de progrès réalisés malgré les recommandations qu'il avait formulées dans son rapport l'an dernier, avant la crise du nouveau coronavirus. "L'impact du Covid-19 est encore pire que ce que nous avions prévu et les mesures que nous avons recommandées (...) n'ont toujours pas été prises", s'est indignée Gro Harlem Brundtland, co-présidente de ce Conseil et ancienne patronne de l'OMS. "De manière tragique et catastrophique, nos pires craintes se sont réalisées", a-t-elle ajouté. D'un point de vue économique, "il faudrait 500 ans pour dépenser en préparatifs l'argent que le monde est en train de perdre à cause du Covid-19", souligne le Conseil, pour conclure: "le retour sur investissement d'une préparation à une pandémie est immense". Le rapport en appelle donc une nouvelle fois à ce que les dirigeants politiques prennent leurs responsabilités, engagent une coopération accrue et planifient un financement à long terme pour se préparer à une prochaine pandémie. Le GPMB suggère également de convoquer un sommet international sous l'égide de l'Onu, de l'OMS, de la Banque mondiale et d'autres institutions financières internationales pour discuter d'un cadre mondial de préparation aux urgences et à la manière d'y répondre. Selon Mme Brundtland, "un financement prévisible et pérenne à l'échelle requise" devrait être l'un des piliers de ce système. (Belga)

"Si on ne tire pas les leçons du Covid-19 ou si l'on n'agit pas en y mettant les moyens et l'engagement nécessaire, la prochaine pandémie -qui est une certitude- sera encore plus dévastatrice", met en garde le Conseil de supervision de la préparation globale (GPMB), un organe de contrôle indépendant lancé en 2018 par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Banque mondiale. Dans son rapport annuel, le GPMB se plaint du peu de progrès réalisés malgré les recommandations qu'il avait formulées dans son rapport l'an dernier, avant la crise du nouveau coronavirus. "L'impact du Covid-19 est encore pire que ce que nous avions prévu et les mesures que nous avons recommandées (...) n'ont toujours pas été prises", s'est indignée Gro Harlem Brundtland, co-présidente de ce Conseil et ancienne patronne de l'OMS. "De manière tragique et catastrophique, nos pires craintes se sont réalisées", a-t-elle ajouté. D'un point de vue économique, "il faudrait 500 ans pour dépenser en préparatifs l'argent que le monde est en train de perdre à cause du Covid-19", souligne le Conseil, pour conclure: "le retour sur investissement d'une préparation à une pandémie est immense". Le rapport en appelle donc une nouvelle fois à ce que les dirigeants politiques prennent leurs responsabilités, engagent une coopération accrue et planifient un financement à long terme pour se préparer à une prochaine pandémie. Le GPMB suggère également de convoquer un sommet international sous l'égide de l'Onu, de l'OMS, de la Banque mondiale et d'autres institutions financières internationales pour discuter d'un cadre mondial de préparation aux urgences et à la manière d'y répondre. Selon Mme Brundtland, "un financement prévisible et pérenne à l'échelle requise" devrait être l'un des piliers de ce système. (Belga)