"Le président et certains de ses partisans ont attaqué la crédibilité du lanceur d'alerte", et "le président lui-même a qualifié son compte-rendu de +manoeuvre politique grossière+", a fait valoir le directeur de la rédaction, Dean Baquet, dans le quotidien vendredi. "Nous avons décidé de publier des informations limitées sur le lanceur d'alerte - y compris le fait qu'il travaille pour une agence apolitique, et que sa plainte est basée sur sa connaissance en profondeur et sa compréhension de la Maison Blanche - car nous voulions donner aux lecteurs des informations qui leur permettent de juger eux-mêmes s'il est crédible ou non". Le New York Times avait révélé jeudi que le lanceur d'alerte, était un employé de la CIA, un temps posté à la Maison Blanche, connaissant bien la politique étrangère américaine envers l'Europe et la situation politique ukrainienne. La publication de ces informations a été qualifiée de "dangereuse, tant "professionnellement" que "personnellement" par l'avocat du lanceur d'alerte, comme par d'autres personnes travaillant dans les renseignements. "Vous savez ce qu'on faisait au bon vieux temps (...) en cas de trahison par des espions? ", a d'ailleurs insinué Donald Trump lors d'un échange privé qui a fuité jeudi. "On traitait ça un peu différemment qu'aujourd'hui..." Lors de son audition au Congrès jeudi, le directeur du renseignement national, Joseph Maguire, a assuré qu'il avait "tout fait pour protéger l'identité" du lanceur d'alerte. Son nom n'est en principe connu que de ses avocats et de l'inspecteur général du Renseignement national, premier destinataire du signalement qu'il avait jugé assez "crédible" pour le transmettre au patron du renseignement. (Belga)