Les textes ont été adoptés par la Chambre - majorité et cdH contre opposition, VB et DéFI s'étant abstenus - le 9 février dernier et sont entrés en vigueur à la fin du mois d'avril. Portés par le gouvernement, ils permettent d'expulser désormais des ressortissants étrangers nés en Belgique ou y vivant depuis la prime enfance, avant l'âge de 12 ans. Les personnes visées ne doivent pas nécessairement avoir été condamnées par la justice. Les expulsions relèvent du seul Office des étrangers, en l'absence d'arrêtés du gouvernement. Ces décisions doivent être motivées, mais une exception est prévue lorsque les informations proviennent de la Sûreté de l'Etat. L'objectif affiché de ces lois étant de protéger "l'ordre public et la sécurité nationale". Le Mrax, tout comme pour le CIRé et la Ligue des droits de l'Homme à l'époque, dénonce le caractère "discriminatoire" de cette loi. "Avec cette loi, le gouvernement fédéral nous renvoie 15 ans en arrière, puisqu'en 2002 la double peine pour ces catégories d'étrangers était abolie en Belgique." Le Mouvement dénonce, tout comme une partie de l'opposition à l'époque, le caractère "abstrait" du concept "d'atteinte à l'ordre public", pouvant mener à des abus. "Au lieu de protéger l'ordre public (...) cette mesure contribue à maintenir ceux qui la subissent dans la précarité, ce qui est" au contraire "facteur de trouble social". A l'entame de leur campagne, Mrax et Collectief Tegen Deportatiewet demandent "aux partis démocratiques" de s'engager à supprimer ces lois. (Belga)

Les textes ont été adoptés par la Chambre - majorité et cdH contre opposition, VB et DéFI s'étant abstenus - le 9 février dernier et sont entrés en vigueur à la fin du mois d'avril. Portés par le gouvernement, ils permettent d'expulser désormais des ressortissants étrangers nés en Belgique ou y vivant depuis la prime enfance, avant l'âge de 12 ans. Les personnes visées ne doivent pas nécessairement avoir été condamnées par la justice. Les expulsions relèvent du seul Office des étrangers, en l'absence d'arrêtés du gouvernement. Ces décisions doivent être motivées, mais une exception est prévue lorsque les informations proviennent de la Sûreté de l'Etat. L'objectif affiché de ces lois étant de protéger "l'ordre public et la sécurité nationale". Le Mrax, tout comme pour le CIRé et la Ligue des droits de l'Homme à l'époque, dénonce le caractère "discriminatoire" de cette loi. "Avec cette loi, le gouvernement fédéral nous renvoie 15 ans en arrière, puisqu'en 2002 la double peine pour ces catégories d'étrangers était abolie en Belgique." Le Mouvement dénonce, tout comme une partie de l'opposition à l'époque, le caractère "abstrait" du concept "d'atteinte à l'ordre public", pouvant mener à des abus. "Au lieu de protéger l'ordre public (...) cette mesure contribue à maintenir ceux qui la subissent dans la précarité, ce qui est" au contraire "facteur de trouble social". A l'entame de leur campagne, Mrax et Collectief Tegen Deportatiewet demandent "aux partis démocratiques" de s'engager à supprimer ces lois. (Belga)