Dans un entretien au Soir samedi, le président des réformateurs constate qu'il y a actuellement 125 métiers en pénurie en Wallonie, mais plus de 200.000 chômeurs. Pour Georges-Louis Bouchez, il conviendrait de pousser ces chômeurs à accepter ces emplois, ou à s'y former. Avec des sanctions à la clé en cas de refus. "Un chômeur de longue durée (plus de deux ans) qui refuserait deux formations et/ou deux emplois dans un métier en pénurie doit pouvoir être directement sanctionné", estime le Montois, qui évoque en guise de sanction une exclusion pure et simple des allocations de chômage ou du bénéfice du revenu d'intégration sociale. Pour le leader des bleus, les personnes concernées devraient accepter d'exercer un métier en pénurie, et ce quelle que soit leur formation de départ. "Quand vous avez 125 métiers en pénurie, il y a moyen de trouver son compte. Maçon, métiers de l'horeca chauffagiste, électricien, serrurier... Est-ce mieux de tomber dans un chômage de longue durée que de se former à un emploi qui n'était peut-être pas l'emploi d'origine ou de rêve?", interroge M. Bouchez. "Oui, il va falloir se faire un peu violence dans certains cas. L'Etat ne peut plus venir en aide si vous ne lui venez pas en aide", ajoute le libéral. Cette proposition n'a pas manqué de faire réagir son homologue socialiste: "Pour le président du MR, la solution aux pénuries est le travail forcé et la sanction. Ces recettes libérales ne marchent pas et stigmatisent les gens. Le PS ne les acceptera jamais !", avertit Paul Magnette sur Twitter. "Contre les pénuries, il faut améliorer la qualité de l'emploi et les salaires". "Les recettes socialistes c'est la culture du chômage et des échecs sociaux comme nous devons les subir à Charleroi ou à Mons. Comment oser faire la leçon quand on dirige des villes depuis plus de 60 ans qui ne cessent de s'enfoncer socio économiquement ?", a répliqué M. Bouchez sur le même réseau social. Outre sa proposition sur les chômeurs et les métiers en pénurie, le libéral avance samedi une autre proposition qui devrait faire hurler les syndicats. Ainsi, en cas de restructuration ou de réorganisation dans une entreprise, le MR propose que, si les discussions entre direction et syndicats échouent, la direction puisse alors consulter directement le personnel via référendum pour recueillir son avis/assentiment sur les changements proposés. (Belga)

Dans un entretien au Soir samedi, le président des réformateurs constate qu'il y a actuellement 125 métiers en pénurie en Wallonie, mais plus de 200.000 chômeurs. Pour Georges-Louis Bouchez, il conviendrait de pousser ces chômeurs à accepter ces emplois, ou à s'y former. Avec des sanctions à la clé en cas de refus. "Un chômeur de longue durée (plus de deux ans) qui refuserait deux formations et/ou deux emplois dans un métier en pénurie doit pouvoir être directement sanctionné", estime le Montois, qui évoque en guise de sanction une exclusion pure et simple des allocations de chômage ou du bénéfice du revenu d'intégration sociale. Pour le leader des bleus, les personnes concernées devraient accepter d'exercer un métier en pénurie, et ce quelle que soit leur formation de départ. "Quand vous avez 125 métiers en pénurie, il y a moyen de trouver son compte. Maçon, métiers de l'horeca chauffagiste, électricien, serrurier... Est-ce mieux de tomber dans un chômage de longue durée que de se former à un emploi qui n'était peut-être pas l'emploi d'origine ou de rêve?", interroge M. Bouchez. "Oui, il va falloir se faire un peu violence dans certains cas. L'Etat ne peut plus venir en aide si vous ne lui venez pas en aide", ajoute le libéral. Cette proposition n'a pas manqué de faire réagir son homologue socialiste: "Pour le président du MR, la solution aux pénuries est le travail forcé et la sanction. Ces recettes libérales ne marchent pas et stigmatisent les gens. Le PS ne les acceptera jamais !", avertit Paul Magnette sur Twitter. "Contre les pénuries, il faut améliorer la qualité de l'emploi et les salaires". "Les recettes socialistes c'est la culture du chômage et des échecs sociaux comme nous devons les subir à Charleroi ou à Mons. Comment oser faire la leçon quand on dirige des villes depuis plus de 60 ans qui ne cessent de s'enfoncer socio économiquement ?", a répliqué M. Bouchez sur le même réseau social. Outre sa proposition sur les chômeurs et les métiers en pénurie, le libéral avance samedi une autre proposition qui devrait faire hurler les syndicats. Ainsi, en cas de restructuration ou de réorganisation dans une entreprise, le MR propose que, si les discussions entre direction et syndicats échouent, la direction puisse alors consulter directement le personnel via référendum pour recueillir son avis/assentiment sur les changements proposés. (Belga)