Ni le PS, ni Ecolo n'ont souhaité réagir. "Le Roi a pris une décision qui lui appartient", a sobrement commenté la co-présidente des Verts Zakia Khattabi. "J'ai un avis mais je ne vous le donnerai pas", a dit pour sa part Paul Magnette (PS).

La réaction la plus engagée est venue des socialistes bruxellois. Selon la présidente de la Fédération bruxelloise, Laurette Onkelinx, rien n'imposait au Roi de recevoir M. Van Grieken.

"Cela me choque profondément. Pourquoi le Roi se croit-il obligé de recevoir le Vlaams Belang alors qu'il y a chez les partis flamands, en dehors de la N-VA, un rejet clair d'une rupture du cordon sanitaire", a commenté Mme Onkelinx au micro de la RTBF.

Le chef de groupe à la Chambre, Ahmed Laaouej, parle quant à lui d'une "gifle".

"L'extrême-droite reçue au Palais est une gifle infligée à toutes celles et ceux qui, dans notre pays, ont à subir dans leur chair les discours racistes. Le message est terrible", a-t-il lancé sur twitter.

"Le Roi est dans son rôle" de consultations post-électorales, a jugé au contraire le Premier ministre et président du MR, Charles Michel. "Il y a une procédure constitutionnelle, (...) il appartient au Roi de mener des consultations", a-t-il commenté, avant d'en appeler à "la sérénité." "En ce moment, on a besoin de calme pour permettre que le pays puisse être gouverné".

Le cdH ne conteste pas non plus l'initiative royale même si cette audience lui fait froid dans le dos.

"Rien que l'idée de voir arriver le Vlaams Belang au Palais me fait froid dans le dos, mais au vu du résultat démocratique en Flandre, personne n'en tiendra rigueur au Roi de le recevoir", a déclaré le président des démocrates humanistes, Maxime Prévot.

DéFI, qui appelle à un cordon sanitaire autour de la N-VA et du VB, n'est pas étonné. Selon Olivier Maingain, le problème est plus ancien que l'audience accordée mercredi.

"Dès lors que le chef de l'État recevait déjà la N-VA, rien d'étonnant qu' il reçoive le Vlaams Belang. En réalité la banalisation de ces partis incombe aux partis démocratiques qui tiennent leurs discours. Sans Francken, le Vlaams Belang n'aurait pas connu le même succès", a-t-il dit sur twitter.

Le président du PTB, Peter Mertens, s'est gardé comme ses collègues de commenter le choix du Roi. "Ce n'est pas à moi de définir l'agenda du Roi", a-t-il expliqué, en insistant toutefois sur le combat antifasciste de son parti.

Le ton était plus virulent dans le monde associatif. Stand Up, le collectif à l'origine de la manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes lundi contre l'extrême-droite, n'a pas caché sa déception.

"Le Roi est donc le premier à briser le cordon sanitaire contre l'extrême droite et le fascisme dès le lendemain de la grande manifestation qui a réuni 7.000 personnes! La lutte sera longue mais on ne lâchera rien!" a-t-il averti sur sa page Facebook.

Ni le PS, ni Ecolo n'ont souhaité réagir. "Le Roi a pris une décision qui lui appartient", a sobrement commenté la co-présidente des Verts Zakia Khattabi. "J'ai un avis mais je ne vous le donnerai pas", a dit pour sa part Paul Magnette (PS). La réaction la plus engagée est venue des socialistes bruxellois. Selon la présidente de la Fédération bruxelloise, Laurette Onkelinx, rien n'imposait au Roi de recevoir M. Van Grieken. "Cela me choque profondément. Pourquoi le Roi se croit-il obligé de recevoir le Vlaams Belang alors qu'il y a chez les partis flamands, en dehors de la N-VA, un rejet clair d'une rupture du cordon sanitaire", a commenté Mme Onkelinx au micro de la RTBF. Le chef de groupe à la Chambre, Ahmed Laaouej, parle quant à lui d'une "gifle". "L'extrême-droite reçue au Palais est une gifle infligée à toutes celles et ceux qui, dans notre pays, ont à subir dans leur chair les discours racistes. Le message est terrible", a-t-il lancé sur twitter. "Le Roi est dans son rôle" de consultations post-électorales, a jugé au contraire le Premier ministre et président du MR, Charles Michel. "Il y a une procédure constitutionnelle, (...) il appartient au Roi de mener des consultations", a-t-il commenté, avant d'en appeler à "la sérénité." "En ce moment, on a besoin de calme pour permettre que le pays puisse être gouverné". Le cdH ne conteste pas non plus l'initiative royale même si cette audience lui fait froid dans le dos. "Rien que l'idée de voir arriver le Vlaams Belang au Palais me fait froid dans le dos, mais au vu du résultat démocratique en Flandre, personne n'en tiendra rigueur au Roi de le recevoir", a déclaré le président des démocrates humanistes, Maxime Prévot. DéFI, qui appelle à un cordon sanitaire autour de la N-VA et du VB, n'est pas étonné. Selon Olivier Maingain, le problème est plus ancien que l'audience accordée mercredi. "Dès lors que le chef de l'État recevait déjà la N-VA, rien d'étonnant qu' il reçoive le Vlaams Belang. En réalité la banalisation de ces partis incombe aux partis démocratiques qui tiennent leurs discours. Sans Francken, le Vlaams Belang n'aurait pas connu le même succès", a-t-il dit sur twitter. Le président du PTB, Peter Mertens, s'est gardé comme ses collègues de commenter le choix du Roi. "Ce n'est pas à moi de définir l'agenda du Roi", a-t-il expliqué, en insistant toutefois sur le combat antifasciste de son parti. Le ton était plus virulent dans le monde associatif. Stand Up, le collectif à l'origine de la manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes lundi contre l'extrême-droite, n'a pas caché sa déception. "Le Roi est donc le premier à briser le cordon sanitaire contre l'extrême droite et le fascisme dès le lendemain de la grande manifestation qui a réuni 7.000 personnes! La lutte sera longue mais on ne lâchera rien!" a-t-il averti sur sa page Facebook.