Ce projet, pour lequel M. Jambon (N-VA) a débloqué 200.000 euros et qui bénéficie aussi de l'appui d'investisseurs privés (Deloitte, Telenet, Brussels Airport Company), doit notamment aider des jeunes à développer leurs talents et trouver de l'emploi.

Après le plan Canal dans lequel le gouvernement fédéral a développé une approche répressive à la suite des attentats de Paris (novembre 2015), M. Jambon a sollicité Sihame El Kaouakibi, promotrice anversoise des projets Let's Go Urban et Wannawork, pour encadrer un volet préventif à Molenbeek.

"Notre premier choix était de collaborer avec l'administration locale", a indiqué à Belga le porte-parole du ministre. "La bourgmestre Françoise Schepmans (MR) était d'accord, mais elle a été recalée par sa majorité" (qui comprend le cdH-CD&V et Ecolo-Groen, NDLR).

Le blocage a été contourné en confiant le suivi du projet au ministère de l'Intérieur. Le projet devrait démarrer dans les semaines à venir. S'il est concluant, il pourrait être étendu à d'autres communes.

Dans De Morgen, Johan Leman, président du centre Le Foyer qui regroupe plusieurs ASBL actives dans la prévention à Molenbeek, critique une "logique coloniale" dans le chef du ministre Jambon. "Je n'ai évidemment pas de problème avec Sihame El Kaouakibi. Mais il est quand même étrange qu'une personne venant d'Anvers, qui n'a aucun contact avec les jeunes et l'environnement de notre commune, reçoive le pilotage d'un tel projet. Je ne vois pas d'ASBL molenbeenkoise à Brasschaat ni à Anvers".

Mme El Kouakibi dit ne pas comprendre cette critique: le projet est totalement bruxellois et reposera sur des travailleurs sociaux et des jeunes de Molenbeek, assure-t-elle en soulignant que ses méthodes ont fait leurs preuves.

Un immeuble a été affecté au projet: l'Event Brewery, au coin des rues Delaunoy et des Quatre-Vents, cette dernière étant celle où Salah Abdeslam a été arrêté.

Ce projet, pour lequel M. Jambon (N-VA) a débloqué 200.000 euros et qui bénéficie aussi de l'appui d'investisseurs privés (Deloitte, Telenet, Brussels Airport Company), doit notamment aider des jeunes à développer leurs talents et trouver de l'emploi. Après le plan Canal dans lequel le gouvernement fédéral a développé une approche répressive à la suite des attentats de Paris (novembre 2015), M. Jambon a sollicité Sihame El Kaouakibi, promotrice anversoise des projets Let's Go Urban et Wannawork, pour encadrer un volet préventif à Molenbeek. "Notre premier choix était de collaborer avec l'administration locale", a indiqué à Belga le porte-parole du ministre. "La bourgmestre Françoise Schepmans (MR) était d'accord, mais elle a été recalée par sa majorité" (qui comprend le cdH-CD&V et Ecolo-Groen, NDLR). Le blocage a été contourné en confiant le suivi du projet au ministère de l'Intérieur. Le projet devrait démarrer dans les semaines à venir. S'il est concluant, il pourrait être étendu à d'autres communes. Dans De Morgen, Johan Leman, président du centre Le Foyer qui regroupe plusieurs ASBL actives dans la prévention à Molenbeek, critique une "logique coloniale" dans le chef du ministre Jambon. "Je n'ai évidemment pas de problème avec Sihame El Kaouakibi. Mais il est quand même étrange qu'une personne venant d'Anvers, qui n'a aucun contact avec les jeunes et l'environnement de notre commune, reçoive le pilotage d'un tel projet. Je ne vois pas d'ASBL molenbeenkoise à Brasschaat ni à Anvers". Mme El Kouakibi dit ne pas comprendre cette critique: le projet est totalement bruxellois et reposera sur des travailleurs sociaux et des jeunes de Molenbeek, assure-t-elle en soulignant que ses méthodes ont fait leurs preuves. Un immeuble a été affecté au projet: l'Event Brewery, au coin des rues Delaunoy et des Quatre-Vents, cette dernière étant celle où Salah Abdeslam a été arrêté.