La Chambre a approuvé mi-mars le projet de loi instaurant un service minimum garanti dans les prisons. La mise en ?uvre concrète du service minimum doit encore faire l'objet de discussions. Mais celles-ci s'annoncent particulièrement compliquées: tous les syndicats sont opposés au service minimum et jugent que les priorités du ministre devraient plutôt être de s'attaquer au manque de personnel et à la surpopulation carcérale. "Dans la situation actuelle, un service minimum n'est pas possible", juge-t-on au SLFP. "Malgré les efforts faits par l'autorité, la surpopulation ne diminue pas et la pénurie de personnel ne se résout pas dans les établissements pénitentiaires. Rendre le job plus attirant doit être une priorité pour éviter le départ du personnel existant et pour pouvoir engager du personnel pour les places vacantes", estime encore le syndicat libre de la fonction publique, qui pointe également des "chiffres élevés concernant les arriérés de congés" qui "sont tout aussi néfastes aux bonnes conditions de travail du personnel." "Au fond, nous tournons déjà en service minimum", résume Eddy De Smedt, secrétaire permanent. Pour le syndical socialiste CGSP, le service minimum est "une coquille vide". Le syndicat avait annoncé dès mars qu'"en aucun cas", il ne se mettrait autour de la table "pour la mise en place concrète du plan". Enfin, du côté du syndicat chrétien, qui pointe les mêmes problèmes que les autres syndicats, on avait également promis "de vendre très chèrement" sa peau. (Belga)

La Chambre a approuvé mi-mars le projet de loi instaurant un service minimum garanti dans les prisons. La mise en ?uvre concrète du service minimum doit encore faire l'objet de discussions. Mais celles-ci s'annoncent particulièrement compliquées: tous les syndicats sont opposés au service minimum et jugent que les priorités du ministre devraient plutôt être de s'attaquer au manque de personnel et à la surpopulation carcérale. "Dans la situation actuelle, un service minimum n'est pas possible", juge-t-on au SLFP. "Malgré les efforts faits par l'autorité, la surpopulation ne diminue pas et la pénurie de personnel ne se résout pas dans les établissements pénitentiaires. Rendre le job plus attirant doit être une priorité pour éviter le départ du personnel existant et pour pouvoir engager du personnel pour les places vacantes", estime encore le syndicat libre de la fonction publique, qui pointe également des "chiffres élevés concernant les arriérés de congés" qui "sont tout aussi néfastes aux bonnes conditions de travail du personnel." "Au fond, nous tournons déjà en service minimum", résume Eddy De Smedt, secrétaire permanent. Pour le syndical socialiste CGSP, le service minimum est "une coquille vide". Le syndicat avait annoncé dès mars qu'"en aucun cas", il ne se mettrait autour de la table "pour la mise en place concrète du plan". Enfin, du côté du syndicat chrétien, qui pointe les mêmes problèmes que les autres syndicats, on avait également promis "de vendre très chèrement" sa peau. (Belga)