Le président Andres Manuel Lopez Obrador, entré en fonction en décembre, a indiqué que les fosses clandestines, creusées par des groupes criminels, s'étaient multipliées au cours de cette période "très triste pour le Mexique". Il a critiqué ses prédécesseurs pour cet "héritage", conséquence notamment de l'offensive militaire contre le narcotrafic lancée en 2006 par le gouvernement mexicain et qui s'est accompagnée d'une spirale de violence dans tout le pays. "Nous devons informer le public sur ces tombes clandestines. Même si cela est douloureux, nous devons savoir ce qui s'est réellement passé et ce qui, malheureusement, continue de se produire", a-t-il ajouté lors de sa conférence de presse quotidienne au palais national à Mexico. Le ministre-adjoint de l'Intérieur, Alejandro Encinas, a précisé que la base de données recenserait les fosses communes découvertes au cours des vingt dernières années. Jusqu'à présent, il n'existait qu'un registre de la Commission nationale aux droits de l'homme qui avait recensé 855 fosses communes contenant 1.548 cadavres entre 2007 et 2016. Mais des recherches indépendantes donnent à penser qu'elles seraient bien plus nombreuses, a admis M. Encinas. Une investigation journalistique a ainsi recensé 1.978 fosses communes contenant 2.884 corps au total. (Belga)