"Si tu viens au Mexique pour provoquer, pour créer des conflits, je te renverrai dans ton pays car nous n'avons pas à supporter cela", a affirmé M. Ebrard devant le Sénat. Le ministre a défendu la reconduite dans leur pays, fin janvier, de quelque 2.300 Honduriens qui étaient entrés illégalement au Mexique depuis le Guatemala, certains après avoir lancé des pierres sur les forces de l'ordre postées le long de la frontière, et qui s'étaient ensuite refusés à accomplir les formalités de demande d'asile. "Nous les avons tous renvoyés au Honduras parce qu'ils ne peuvent pas entrer de cette façon au Mexique", a-t-il déclaré. Des milliers de ressortissants d'Amérique centrale se déplaçant par grands groupes ont franchi la frontière avec le Mexique ces dernières années, avec pour objectif de passer la frontière américaine pour fuir la pauvreté et la violence dans leurs pays d'origine. Le Mexique, pour sa part, subit de fortes pressions et menaces de rétorsion de l'administration du président américain Donald Trump pour empêcher ces caravanes d'approcher la frontière avec les Etats-Unis. En conséquence, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a déployé quelque 26.000 militaires aux frontières sud et nord de son pays. Entre mai et septembre 2019, le Mexique a réduit de 56% le flux vers les Etats-Unis. (Belga)

"Si tu viens au Mexique pour provoquer, pour créer des conflits, je te renverrai dans ton pays car nous n'avons pas à supporter cela", a affirmé M. Ebrard devant le Sénat. Le ministre a défendu la reconduite dans leur pays, fin janvier, de quelque 2.300 Honduriens qui étaient entrés illégalement au Mexique depuis le Guatemala, certains après avoir lancé des pierres sur les forces de l'ordre postées le long de la frontière, et qui s'étaient ensuite refusés à accomplir les formalités de demande d'asile. "Nous les avons tous renvoyés au Honduras parce qu'ils ne peuvent pas entrer de cette façon au Mexique", a-t-il déclaré. Des milliers de ressortissants d'Amérique centrale se déplaçant par grands groupes ont franchi la frontière avec le Mexique ces dernières années, avec pour objectif de passer la frontière américaine pour fuir la pauvreté et la violence dans leurs pays d'origine. Le Mexique, pour sa part, subit de fortes pressions et menaces de rétorsion de l'administration du président américain Donald Trump pour empêcher ces caravanes d'approcher la frontière avec les Etats-Unis. En conséquence, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a déployé quelque 26.000 militaires aux frontières sud et nord de son pays. Entre mai et septembre 2019, le Mexique a réduit de 56% le flux vers les Etats-Unis. (Belga)