Le "savoir-faire culinaire" et "l'art de vivre à la française" seront au centre d'un marché alimentaire de 15.000 mètres carrés sous les verrières du Grand-Palais. Les grossistes de Rungis y vendront une sélection de leurs produits, des viandes aux fleurs en passant par poissons, crustacés, fruits et légumes, produits laitiers ou traiteurs frais. D'ordinaire réservé aux professionnels de la restauration ou de la distribution alimentaire, moyennant une entrée de 15 euros en prévente (18 euros sur place), ce Rungis-au-Grand-Palais sera ouvert au grand public samedi et dimanche de 10H30 à 15H30 et de 17H30 à 23H30. La pause de l'après-midi doit permettre le réapprovisionnement en produits frais. Des restaurants éphémères et des chefs imagineront des plats qui doivent rester en dessous de 7 euros. Des agriculteurs viendront parler de leur métier. Plusieurs "masterclasses" sont aussi prévues à partir de vendredi soir. Dimanche à 11H00, le chef Thierry Marx, parrain de la manifestation, fera par exemple une conférence sur "la maîtrise du geste et du temps: technique pour lever un maquereau". Il y a tout juste 50 ans, le transfert des halles centrales de Paris à Rungis avait vidé de son activité alimentaire de gros le quartier des Halles, surnommé le "ventre de Paris" par l'écrivain Émile Zola. En mars dernier, un dîner exceptionnel à Rungis, réunissant plus de 2.000 convives autour de "la plus grande table du monde" homologuée par le livre Guinness des Records, avait déjà marqué l'anniversaire du déménagement. Rungis, où se négocient les produits frais pour les plus grandes tables de la capitale ou ses marchés de rue, est revenu ces derniers mois au centre de l'actualité après l'annonce controversée de l'interruption du train direct, dit "des primeurs", qui le reliait à Perpignan et sa zone de production maraîchère. Le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a finalement annoncé le 31 octobre une relance de l'exploitation de ce train en décembre. Depuis le classement en 2010 du "repas gastronomique des Français" au patrimoine immatériel mondial de l'Unesco, des initiatives se multiplient partout dans les terroirs pour mettre en valeur la gastronomie française. A Toulouse, le marché de gros d'Occitanie va inaugurer le 2 décembre son "quartier gastronomie". A Lyon, une Cité internationale de la gastronomie vient d'ouvrir ses portes dans l'ancien Hôtel-Dieu. En Ile-de-France, la présidente de région Valérie Pécresse a annoncé un "parcours de la gastronomie" destiné à mettre en valeur les produits culinaires régionaux. Il passe par six "sites": l'Hôtel de la Marine à Paris, La Halle gourmande de Saint-Ouen, l'ancienne Poste face au Château de Versailles, la Cité du goût (ancienne chocolaterie de Nestlé) à Noisiel, le musée du fromage de Coulommiers et le Pavillon France de l'Exposition de Milan, à Tremblay-en-France près de Roissy. (Belga)

Le "savoir-faire culinaire" et "l'art de vivre à la française" seront au centre d'un marché alimentaire de 15.000 mètres carrés sous les verrières du Grand-Palais. Les grossistes de Rungis y vendront une sélection de leurs produits, des viandes aux fleurs en passant par poissons, crustacés, fruits et légumes, produits laitiers ou traiteurs frais. D'ordinaire réservé aux professionnels de la restauration ou de la distribution alimentaire, moyennant une entrée de 15 euros en prévente (18 euros sur place), ce Rungis-au-Grand-Palais sera ouvert au grand public samedi et dimanche de 10H30 à 15H30 et de 17H30 à 23H30. La pause de l'après-midi doit permettre le réapprovisionnement en produits frais. Des restaurants éphémères et des chefs imagineront des plats qui doivent rester en dessous de 7 euros. Des agriculteurs viendront parler de leur métier. Plusieurs "masterclasses" sont aussi prévues à partir de vendredi soir. Dimanche à 11H00, le chef Thierry Marx, parrain de la manifestation, fera par exemple une conférence sur "la maîtrise du geste et du temps: technique pour lever un maquereau". Il y a tout juste 50 ans, le transfert des halles centrales de Paris à Rungis avait vidé de son activité alimentaire de gros le quartier des Halles, surnommé le "ventre de Paris" par l'écrivain Émile Zola. En mars dernier, un dîner exceptionnel à Rungis, réunissant plus de 2.000 convives autour de "la plus grande table du monde" homologuée par le livre Guinness des Records, avait déjà marqué l'anniversaire du déménagement. Rungis, où se négocient les produits frais pour les plus grandes tables de la capitale ou ses marchés de rue, est revenu ces derniers mois au centre de l'actualité après l'annonce controversée de l'interruption du train direct, dit "des primeurs", qui le reliait à Perpignan et sa zone de production maraîchère. Le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a finalement annoncé le 31 octobre une relance de l'exploitation de ce train en décembre. Depuis le classement en 2010 du "repas gastronomique des Français" au patrimoine immatériel mondial de l'Unesco, des initiatives se multiplient partout dans les terroirs pour mettre en valeur la gastronomie française. A Toulouse, le marché de gros d'Occitanie va inaugurer le 2 décembre son "quartier gastronomie". A Lyon, une Cité internationale de la gastronomie vient d'ouvrir ses portes dans l'ancien Hôtel-Dieu. En Ile-de-France, la présidente de région Valérie Pécresse a annoncé un "parcours de la gastronomie" destiné à mettre en valeur les produits culinaires régionaux. Il passe par six "sites": l'Hôtel de la Marine à Paris, La Halle gourmande de Saint-Ouen, l'ancienne Poste face au Château de Versailles, la Cité du goût (ancienne chocolaterie de Nestlé) à Noisiel, le musée du fromage de Coulommiers et le Pavillon France de l'Exposition de Milan, à Tremblay-en-France près de Roissy. (Belga)