Plusieurs hébergeurs de migrants ont lancé, il y a une semaine, une pétition en ligne, sous l'intitulé de "manifeste des délinquants de la solidarité", afin de "se dénoncer collectivement à la justice de notre pays dans lequel la solidarité est en passe de devenir un délit." Ils espèrent ainsi "solidariser les forces" face au "non-respect des droits d'une minorité" par les autorités belges.

Leur initiative fait écho à l'agression, lundi soir, à la gare de Landen dans le Brabant flamand d'un membre de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Ce dernier, Diego Dumont, a été molesté par des agents de police alors qu'il filmait les forces de l'ordre procéder à l'arrestation d'une trentaine de transmigrants. Leur manifeste se veut aussi un geste solidaire envers les personnes inculpées dans le "procès des hébergeurs" qui s'est ouvert, début de ce mois, à Bruxelles.

A l'heure d'écrire ces lignes, ils étaient déjà près de 2300 (sur un premier objectif de 2500) à avoir signé la pétition et les signataires continuent d'affluer chaque minute. Tous reconnaissent "avoir hébergé à plusieurs reprises des étrangers en détresse et en situation irrégulière, de les avoir transportés dans leurs voitures, de leur avoir offert gratuitement à manger, leur avoir donné des vêtements chauds et des sacs de couchage, ou encore, leur avoir fourni des tickets de train, bus ou métro afin qu'ils puissent rejoindre en sécurité le centre de Bruxelles. Et cela, "sans avantage pécuniaire". Ils dénoncent le fait que "les autorités belges tendent à considérer ces actions solidaires comme des délits."

Ils ajoutent aussi les avoir "mis en garde contre des actions policières destinées à les emprisonner dans des centres fermés quand ils étaient informés qu'elles étaient imminentes et d' "avoir demandé à leurs amis anglais de les soutenir une fois la frontière franchie." Ils réfutent s'être livrés à "un trafic d'êtres humains" envers ces (trans)migrants "démunis, malades parfois, anxieux toujours", se qualifiant tout simplement de "passeurs d'humanité."

Plusieurs hébergeurs de migrants ont lancé, il y a une semaine, une pétition en ligne, sous l'intitulé de "manifeste des délinquants de la solidarité", afin de "se dénoncer collectivement à la justice de notre pays dans lequel la solidarité est en passe de devenir un délit." Ils espèrent ainsi "solidariser les forces" face au "non-respect des droits d'une minorité" par les autorités belges. Leur initiative fait écho à l'agression, lundi soir, à la gare de Landen dans le Brabant flamand d'un membre de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Ce dernier, Diego Dumont, a été molesté par des agents de police alors qu'il filmait les forces de l'ordre procéder à l'arrestation d'une trentaine de transmigrants. Leur manifeste se veut aussi un geste solidaire envers les personnes inculpées dans le "procès des hébergeurs" qui s'est ouvert, début de ce mois, à Bruxelles. A l'heure d'écrire ces lignes, ils étaient déjà près de 2300 (sur un premier objectif de 2500) à avoir signé la pétition et les signataires continuent d'affluer chaque minute. Tous reconnaissent "avoir hébergé à plusieurs reprises des étrangers en détresse et en situation irrégulière, de les avoir transportés dans leurs voitures, de leur avoir offert gratuitement à manger, leur avoir donné des vêtements chauds et des sacs de couchage, ou encore, leur avoir fourni des tickets de train, bus ou métro afin qu'ils puissent rejoindre en sécurité le centre de Bruxelles. Et cela, "sans avantage pécuniaire". Ils dénoncent le fait que "les autorités belges tendent à considérer ces actions solidaires comme des délits."Ils ajoutent aussi les avoir "mis en garde contre des actions policières destinées à les emprisonner dans des centres fermés quand ils étaient informés qu'elles étaient imminentes et d' "avoir demandé à leurs amis anglais de les soutenir une fois la frontière franchie." Ils réfutent s'être livrés à "un trafic d'êtres humains" envers ces (trans)migrants "démunis, malades parfois, anxieux toujours", se qualifiant tout simplement de "passeurs d'humanité."