Les isoloirs accueilleront les votants le 15 mai dans tout le pays, tandis que les Libanais et Libanaises vivant à l'étranger pourront exprimer leur choix entre le 6 et le 8 mai. Ces élections devaient initialement se tenir le 27 mars mais le président Michel Aoun s'y était opposé. Ce dernier et le Premier ministre Najib Mikati doivent encore signer le nouveau décret pour avaliser la tenue du scrutin mi-mai. Toutefois, ils devraient l'approuver, selon plusieurs sources au sein du gouvernement libanais. Le Liban traverse depuis l'automne 2019 l'une des pires économiques de l'Histoire depuis 1850, selon la Banque mondiale. En deux ans, la monnaie locale a perdu environ 90% de sa valeur face au billet vert, provoquant une inflation à trois chiffres. Conséquence de cette dépression: le salaire minimum ne dépasse pas les 25 dollars sur le marché noir, et quatre Libanais sur cinq sont considérés comme pauvres, selon l'Onu. Pénuries de médicaments et d'électricité sont aussi le lot de nombreux Libanais, ce qui les pousse à quitter leur pays. Le Liban a besoin de 12 à 15 milliards de dollars pour relancer son économie, selon la Banque centrale nationale. Mais les donateurs internationaux potentiels exigent des réformes profondes et urgentes, notamment contre la corruption. Depuis la catastrophe survenue dans le port de Beyrouth en août 2020, le pays est paralysé politiquement: les partis sont très divisés et de nombreux Libanais ont perdu confiance en ceux-ci. Les dernières élections parlementaires au Liban se sont tenues en mai 2018. (Belga)

Les isoloirs accueilleront les votants le 15 mai dans tout le pays, tandis que les Libanais et Libanaises vivant à l'étranger pourront exprimer leur choix entre le 6 et le 8 mai. Ces élections devaient initialement se tenir le 27 mars mais le président Michel Aoun s'y était opposé. Ce dernier et le Premier ministre Najib Mikati doivent encore signer le nouveau décret pour avaliser la tenue du scrutin mi-mai. Toutefois, ils devraient l'approuver, selon plusieurs sources au sein du gouvernement libanais. Le Liban traverse depuis l'automne 2019 l'une des pires économiques de l'Histoire depuis 1850, selon la Banque mondiale. En deux ans, la monnaie locale a perdu environ 90% de sa valeur face au billet vert, provoquant une inflation à trois chiffres. Conséquence de cette dépression: le salaire minimum ne dépasse pas les 25 dollars sur le marché noir, et quatre Libanais sur cinq sont considérés comme pauvres, selon l'Onu. Pénuries de médicaments et d'électricité sont aussi le lot de nombreux Libanais, ce qui les pousse à quitter leur pays. Le Liban a besoin de 12 à 15 milliards de dollars pour relancer son économie, selon la Banque centrale nationale. Mais les donateurs internationaux potentiels exigent des réformes profondes et urgentes, notamment contre la corruption. Depuis la catastrophe survenue dans le port de Beyrouth en août 2020, le pays est paralysé politiquement: les partis sont très divisés et de nombreux Libanais ont perdu confiance en ceux-ci. Les dernières élections parlementaires au Liban se sont tenues en mai 2018. (Belga)