M. Puigdemont a été appréhendé "à son arrivée en Sardaigne, où il se rendait en tant qu'eurodéputé", a précisé son avocat sur Twitter. Il est poursuivi pour "sédition" et est accusé de "détournements de fonds publics". "À son arrivée à l'aéroport d'Alghero, il a été arrêté par la police aux frontières italienne. Demain, le président sera présenté aux juges de la cour d'appel de Sassari, qui est compétente pour décider de sa libération ou de son extradition", a précisé son chef de cabinet. Le Parlement européen avait levé le 9 mars l'immunité parlementaire de M. Puigdemont et de deux autres eurodéputés indépendantistes, une mesure confirmée le 30 juillet par le tribunal de l'UE. Exilé en Belgique depuis la tentative de sécession de 2017 afin d'échapper aux poursuites de la justice espagnole, Carles Puigdemont n'a pas bénéficié de la grâce accordée fin juin aux neuf indépendantistes incarcérés en Espagne. Le gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sánchez souhaite toujours qu'il soit jugé en Espagne. La tentative de sécession de la Catalogne, en octobre 2017, a été l'une des pires crises vécues par l'Espagne depuis la fin de la dictature franquiste en 1975. Malgré l'interdiction de la justice, le gouvernement régional catalan, dirigé par Carles Puigdemont, avait organisé un référendum d'autodétermination émaillé de violences policières et suivi, quelques semaines plus tard, d'une déclaration d'indépendance mort-née. (Belga)

M. Puigdemont a été appréhendé "à son arrivée en Sardaigne, où il se rendait en tant qu'eurodéputé", a précisé son avocat sur Twitter. Il est poursuivi pour "sédition" et est accusé de "détournements de fonds publics". "À son arrivée à l'aéroport d'Alghero, il a été arrêté par la police aux frontières italienne. Demain, le président sera présenté aux juges de la cour d'appel de Sassari, qui est compétente pour décider de sa libération ou de son extradition", a précisé son chef de cabinet. Le Parlement européen avait levé le 9 mars l'immunité parlementaire de M. Puigdemont et de deux autres eurodéputés indépendantistes, une mesure confirmée le 30 juillet par le tribunal de l'UE. Exilé en Belgique depuis la tentative de sécession de 2017 afin d'échapper aux poursuites de la justice espagnole, Carles Puigdemont n'a pas bénéficié de la grâce accordée fin juin aux neuf indépendantistes incarcérés en Espagne. Le gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sánchez souhaite toujours qu'il soit jugé en Espagne. La tentative de sécession de la Catalogne, en octobre 2017, a été l'une des pires crises vécues par l'Espagne depuis la fin de la dictature franquiste en 1975. Malgré l'interdiction de la justice, le gouvernement régional catalan, dirigé par Carles Puigdemont, avait organisé un référendum d'autodétermination émaillé de violences policières et suivi, quelques semaines plus tard, d'une déclaration d'indépendance mort-née. (Belga)