Le chef des travaillistes Jeremy Corbyn a d'emblée annoncé qu'il ne voyait pas le "deal" d'un bon oeil, le qualifiant d'"encore pire" que celui qui avait été négocié par Theresa May et avait par trois fois été rejeté par les députés de la Chambre des Communes. Selon le leader du Labour, accepter ce texte n'amènerait rien de bon pour la population britannique. Il mettrait en péril "les droits et protections" des citoyens britanniques, menaçant "la sécurité alimentaire, les standards environnementaux et les droits des travailleurs, tout en ouvrant le NHS (service national de soins de santé, NDLR) à une reprise par des acteurs américains privés", a-t-il réagi. Jeremy Corbyn, qui appelle finalement dans son communiqué à rejeter le deal, reste d'ailleurs partisan d'un passage par un nouveau vote populaire pour recueillir l'assentiment de la population sur tout accord définissant les modalités de la sortie du Royaume-Uni de l'Union. Plusieurs membres travaillistes du parlement britannique ont indiqué jeudi envisager de voter en faveur du texte de Boris Johnson si un amendement promettant une sorte de "referendum de confirmation" est approuvé. Le parlement britannique devrait exceptionnellement se rassembler ce samedi, pour se prononcer sur le "deal" dégagé par Boris Johnson et ses négociateurs. Le Premier ministre voulait, avant le Sommet européen de jeudi et vendredi, s'assurer du soutien du DUP, partenaire de son Parti conservateur au sein de la Chambre des communes. Malgré plusieurs réunions au 10 Downing Street ces derniers jours, avec entre autres la cheffe du DUP Arlene Foster, cette tentative semble cependant avoir échoué. Mme Foster a laissé entendre jeudi matin que, en l'état actuel des choses, la position de son parti n'avait pas changé. (Belga)