"La Russie déplace ses forces armées sur son territoire comme elle l'entend", a relevé Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe, "mais cela ne représente une menace pour personne et ne doit inquiéter personne". Après une longue trêve durant la deuxième moitié de 2020, le conflit dans l'est de l'Ukraine a vu depuis janvier une multiplication des heurts armés, qui ont provoqué la mort de 19 soldats ukrainiens. Les deux camps s'imputent la responsabilité de l'escalade. En outre, Ukrainiens et Américains ont fait état de récents mouvements de troupes russes en Crimée, la péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014, et à la frontière russo-ukrainienne, près des territoires contrôlés par les séparatistes prorusses. Témoignant de la préoccupation croissante des Etats-Unis, le chef d'état-major des armées américaines, le général Mark Milley, s'est entretenu mercredi avec le chef d'état-major russe, Valéri Guérassimov, et le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Rouslan Khomtchak. Ce dernier avait dénoncé plus tôt "une menace pour la sécurité militaire" ukrainienne, affirmant que les séparatistes comptaient 28.000 combattants et "plus de 2.000 instructeurs et conseillers militaires" russes. Moscou, le parrain politique et militaire des séparatistes depuis le début du conflit en 2014, a toujours nié avoir eu des hommes ou des armes sur le terrain. M. Peskov a réaffirmé jeudi que "les militaires russes" n'avaient "jamais pris part" à cette guerre. Le Pentagone a quant à lui indiqué cette semaine que les forces américaines basées en Europe avaient été placées en phase de surveillance renforcée contre une "crise imminente potentielle" et que les Etats-Unis avaient évoqué les tensions en Ukraine avec leurs partenaires de l'Otan. Moscou impute pour sa part la dégradation de la situation dans l'est de l'Ukraine aux autorités de Kiev, les accusant de faire échouer les efforts de paix en refusant le dialogue avec les séparatistes. Le conflit ukrainien a commencé juste après l'annexion russe de la Crimée, dans la foulée d'une révolution pro-occidentale à Kiev que Moscou voulait à tout prix éviter. La guerre a fait plus de 13.000 morts depuis le printemps 2014. (Belga)

"La Russie déplace ses forces armées sur son territoire comme elle l'entend", a relevé Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe, "mais cela ne représente une menace pour personne et ne doit inquiéter personne". Après une longue trêve durant la deuxième moitié de 2020, le conflit dans l'est de l'Ukraine a vu depuis janvier une multiplication des heurts armés, qui ont provoqué la mort de 19 soldats ukrainiens. Les deux camps s'imputent la responsabilité de l'escalade. En outre, Ukrainiens et Américains ont fait état de récents mouvements de troupes russes en Crimée, la péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014, et à la frontière russo-ukrainienne, près des territoires contrôlés par les séparatistes prorusses. Témoignant de la préoccupation croissante des Etats-Unis, le chef d'état-major des armées américaines, le général Mark Milley, s'est entretenu mercredi avec le chef d'état-major russe, Valéri Guérassimov, et le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Rouslan Khomtchak. Ce dernier avait dénoncé plus tôt "une menace pour la sécurité militaire" ukrainienne, affirmant que les séparatistes comptaient 28.000 combattants et "plus de 2.000 instructeurs et conseillers militaires" russes. Moscou, le parrain politique et militaire des séparatistes depuis le début du conflit en 2014, a toujours nié avoir eu des hommes ou des armes sur le terrain. M. Peskov a réaffirmé jeudi que "les militaires russes" n'avaient "jamais pris part" à cette guerre. Le Pentagone a quant à lui indiqué cette semaine que les forces américaines basées en Europe avaient été placées en phase de surveillance renforcée contre une "crise imminente potentielle" et que les Etats-Unis avaient évoqué les tensions en Ukraine avec leurs partenaires de l'Otan. Moscou impute pour sa part la dégradation de la situation dans l'est de l'Ukraine aux autorités de Kiev, les accusant de faire échouer les efforts de paix en refusant le dialogue avec les séparatistes. Le conflit ukrainien a commencé juste après l'annexion russe de la Crimée, dans la foulée d'une révolution pro-occidentale à Kiev que Moscou voulait à tout prix éviter. La guerre a fait plus de 13.000 morts depuis le printemps 2014. (Belga)