Le texte, proposé par le Niger et l'Irlande, a eu lundi la faveur de 12 membres du Conseil, la Russie et l'Inde votant contre et la Chine s'abstenant. Sans l'opposition russe, elle aurait été donc adoptée. Le projet de résolution demandait au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres d'"intégrer les risques de sécurité liés au climat en tant qu'élément central dans les stratégies globales de prévention des conflits des Nations unies". "La thématique du climat ne doit pas être facteur qui freine ou limite les projets de développement d'un pays. D'autant que ces limites sont fixées par des pays qui ont considérablement nui au climat", a estimé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, semblant s'adresser aux pays occidentaux industrialisés. "Moscou reste un participant responsable à l'ordre du jour climatique", a-t-il affirmé. L'Inde a également justifié son vote négatif en disant que le réchauffement climatique n'est pas lié à un problème de sécurité internationale mais de développement économique. Pour plusieurs diplomates s'exprimant sous couvert d'anonymat, l'opposition de la Russie reste incompréhensible face à une "résolution qui n'était pas révolutionnaire", précise l'un d'eux. Après avoir longtemps émis des doutes sur le lien entre activités humaines et changement climatique, le président russe Vladimir Poutine a récemment estimé que la lutte contre le réchauffement devait être une priorité face à la multiplications des incendies en Sibérie et la fonte aux conséquences imprévisibles du pergélisol (permafrost). Mais la Russie est également l'un des principaux producteurs mondiaux des hydrocarbures à l'origine des gaz à effet de serre favorisant le réchauffement climatique. (Belga)

Le texte, proposé par le Niger et l'Irlande, a eu lundi la faveur de 12 membres du Conseil, la Russie et l'Inde votant contre et la Chine s'abstenant. Sans l'opposition russe, elle aurait été donc adoptée. Le projet de résolution demandait au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres d'"intégrer les risques de sécurité liés au climat en tant qu'élément central dans les stratégies globales de prévention des conflits des Nations unies". "La thématique du climat ne doit pas être facteur qui freine ou limite les projets de développement d'un pays. D'autant que ces limites sont fixées par des pays qui ont considérablement nui au climat", a estimé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, semblant s'adresser aux pays occidentaux industrialisés. "Moscou reste un participant responsable à l'ordre du jour climatique", a-t-il affirmé. L'Inde a également justifié son vote négatif en disant que le réchauffement climatique n'est pas lié à un problème de sécurité internationale mais de développement économique. Pour plusieurs diplomates s'exprimant sous couvert d'anonymat, l'opposition de la Russie reste incompréhensible face à une "résolution qui n'était pas révolutionnaire", précise l'un d'eux. Après avoir longtemps émis des doutes sur le lien entre activités humaines et changement climatique, le président russe Vladimir Poutine a récemment estimé que la lutte contre le réchauffement devait être une priorité face à la multiplications des incendies en Sibérie et la fonte aux conséquences imprévisibles du pergélisol (permafrost). Mais la Russie est également l'un des principaux producteurs mondiaux des hydrocarbures à l'origine des gaz à effet de serre favorisant le réchauffement climatique. (Belga)