Le KCE avait déjà publié, en 2019, une première partie de son étude sur la chirurgie bariatrique qui confirmait qu'une telle intervention est plus efficace pour perdre du poids que les moyens classiques. Mais cette étude montrait aussi que l'effet ne se maintient à long terme que si la personne modifie définitivement ses habitudes alimentaires et son mode de vie, et si elle bénéficie d'un suivi médical, nutritionnel et psychologique de longue durée. Pour le deuxième volet de son étude, le KCE s'est focalisé sur la manière dont ce suivi est pratiqué en Belgique et comment il peut être mieux organisé et financé. Il a ainsi relevé que le suivi et la préparation à l'opération ne se font pas partout avec la même rigueur. Il arrive par exemple que les membres de l'équipe médicale signent le rapport de la réunion multidisciplinaire sans qu'il y ait réellement eu concertation, expose le KCE. Le centre d'expertise recommande dès lors d'élaborer un document de consensus national énumérant les interventions les plus importantes pour les soins pré- et postopératoires multidisciplinaires. Le centre insiste également pour que le patient soit bien informé sur l'opération, ses conséquences possibles et les modifications indispensables à apporter à son mode de vie. Le KCE préconise en outre que le suivi mené par le centre de chirurgie bariatrique dure au moins deux ans pour tous les patients. Le centre d'expertise propose que les critères légaux actuels de remboursement de la chirurgie bariatrique soient maintenus, mais que des conditions supplémentaires soient ajoutées avec, pour chaque patient, une concertation multidisciplinaire en présence des professionnels concernés. Il suggère qu'un diététicien y participe également. Le médecin généraliste du patient devrait par ailleurs être consulté, selon le KCE. Enfin, le KCE propose de financer les soins de la chirurgie bariatrique par un système de conventions, avec un forfait qui engloberait l'ensemble des soins pré- et postopératoires. Cela comprendrait, outre les consultations non médicales (dont un nombre minimum de consultations chez un psychologue et un diététicien - actuellement non remboursées), les concertations multidisciplinaires, les services du coordinateur de soins, etc. L'intervention chirurgicale elle-même et les consultations des médecins seraient toujours remboursées à l'acte, classiquement. Le pourcentage de Belges souffrant d'obésité ne cesse d'augmenter au fil des ans, suivant la tendance mondiale. Dans le Plat pays, près d'un adulte sur trois est actuellement en surpoids (indice de masse corporelle -IMC- compris entre 25 et 29,9) et 16% sont obèses (IMC égal ou supérieur à 30). Entre 2007 et 2017, plus de 105.000 personnes, soit environ 1% de la population belge, ont bénéficié d'une opération bariatrique. (Belga)

Le KCE avait déjà publié, en 2019, une première partie de son étude sur la chirurgie bariatrique qui confirmait qu'une telle intervention est plus efficace pour perdre du poids que les moyens classiques. Mais cette étude montrait aussi que l'effet ne se maintient à long terme que si la personne modifie définitivement ses habitudes alimentaires et son mode de vie, et si elle bénéficie d'un suivi médical, nutritionnel et psychologique de longue durée. Pour le deuxième volet de son étude, le KCE s'est focalisé sur la manière dont ce suivi est pratiqué en Belgique et comment il peut être mieux organisé et financé. Il a ainsi relevé que le suivi et la préparation à l'opération ne se font pas partout avec la même rigueur. Il arrive par exemple que les membres de l'équipe médicale signent le rapport de la réunion multidisciplinaire sans qu'il y ait réellement eu concertation, expose le KCE. Le centre d'expertise recommande dès lors d'élaborer un document de consensus national énumérant les interventions les plus importantes pour les soins pré- et postopératoires multidisciplinaires. Le centre insiste également pour que le patient soit bien informé sur l'opération, ses conséquences possibles et les modifications indispensables à apporter à son mode de vie. Le KCE préconise en outre que le suivi mené par le centre de chirurgie bariatrique dure au moins deux ans pour tous les patients. Le centre d'expertise propose que les critères légaux actuels de remboursement de la chirurgie bariatrique soient maintenus, mais que des conditions supplémentaires soient ajoutées avec, pour chaque patient, une concertation multidisciplinaire en présence des professionnels concernés. Il suggère qu'un diététicien y participe également. Le médecin généraliste du patient devrait par ailleurs être consulté, selon le KCE. Enfin, le KCE propose de financer les soins de la chirurgie bariatrique par un système de conventions, avec un forfait qui engloberait l'ensemble des soins pré- et postopératoires. Cela comprendrait, outre les consultations non médicales (dont un nombre minimum de consultations chez un psychologue et un diététicien - actuellement non remboursées), les concertations multidisciplinaires, les services du coordinateur de soins, etc. L'intervention chirurgicale elle-même et les consultations des médecins seraient toujours remboursées à l'acte, classiquement. Le pourcentage de Belges souffrant d'obésité ne cesse d'augmenter au fil des ans, suivant la tendance mondiale. Dans le Plat pays, près d'un adulte sur trois est actuellement en surpoids (indice de masse corporelle -IMC- compris entre 25 et 29,9) et 16% sont obèses (IMC égal ou supérieur à 30). Entre 2007 et 2017, plus de 105.000 personnes, soit environ 1% de la population belge, ont bénéficié d'une opération bariatrique. (Belga)