Le rapport du KCE, sollicité par l'Inami et publié mardi, repose sur la consultation de tous les acteurs impliqués dans les soins aux demandeurs d'asile. Il part du constat d'un manque d'équité dans l'accès à ces soins et dans les traitements couverts, en contradiction avec les engagements internationaux de la Belgique. Car si tout migrant qui arrive sur le sol belge et y a demandé l'asile a droit à un accompagnement médical, les soins diffèrent selon son lieu d'hébergement. Ceux qui logent dans des bâtiments gérés par les CPAS doivent demander l'autorisation à ces derniers de consulter un professionnel de la santé, avec des approches variables selon les CPAS. Ceux qui séjournent dans des centres d'accueil collectifs peuvent consulter sur place des infirmiers internes ainsi que des médecins généralistes et psychologues venus de l'extérieur. Les mineurs étrangers non accompagnés ont eux droit à l'assurance maladie obligatoire sous certaines conditions. Pour les acteurs interrogés par le KCE, la multiplication de systèmes parallèles n'est pas efficace malgré le grand déploiement d'énergie qu'il représente. Le centre de recherche recommande une réforme "dans le sens d'une simplification" avec un seul système pour l'ensemble des demandeurs d'asile. (Belga)