Selon le chef-adjoint de l'administration présidentielle de ce pays autoritaire d'Asie centrale, Daouren Abaïev, la liste des cibles du logiciel au Kazakhstan ne serait rien de plus que des "informations plutôt intrigantes sans aucune preuve". "De façon réaliste, vous pouvez inclure n'importe qui dans cette liste et ainsi semer le doute dans le pays, au sein de l'élite, chez les journalistes", a déclaré M. Abaïev dans une interview au média d'État Khabar diffusée jeudi soir. Après six mois de recherches, un consortium de 17 médias internationaux a accusé dimanche une dizaine de pays dont la Hongrie, le Maroc, le Mexique ou le Kazakhstan d'utiliser la technologie d'espionnage israélienne du groupe NSO contre leur société civile. Le scandale est parti des organisations Forbidden Stories et Amnesty International, qui ont obtenu une liste de 50.000 numéros de téléphone sélectionnés depuis 2016 par les clients de NSO, la société israélienne ayant conçu le logiciel Pegasus, pour être potentiellement surveillés. Introduit dans un smartphone, ce logiciel permet d'en récupérer les messages, photos, contacts, et d'activer à distances les micros. Dans le cas du Kazakhstan, les cibles du logiciel comprennent notamment le président Kassym-Jomart Tokaïev, qui a été désigné en 2019 pour succéder à Noursoultan Nazarbaïev. Ce dernier a toutefois conservé plusieurs postes influents dont la direction du parti au pouvoir Nur Otan et la présidence du stratégique Conseil de sécurité, faisant dire à beaucoup d'observateurs qu'il continue de tirer les ficelles du pouvoir dans le pays. Le Premier ministre Askar Mamine, le maire d'Almaty, la plus grande ville du pays, Bakytjan Saguintaïev, et une figure respectée de la société civile, Bakytjan Toregojina, figurent aussi sur la liste. Mme Toregozhina a écrit sur Facebook qu'elle avait "toujours su" que ses communications étaient écoutées ou lues, dans un message accompagné d'un émoticône en forme de clin d'oeil. (Belga)

Selon le chef-adjoint de l'administration présidentielle de ce pays autoritaire d'Asie centrale, Daouren Abaïev, la liste des cibles du logiciel au Kazakhstan ne serait rien de plus que des "informations plutôt intrigantes sans aucune preuve". "De façon réaliste, vous pouvez inclure n'importe qui dans cette liste et ainsi semer le doute dans le pays, au sein de l'élite, chez les journalistes", a déclaré M. Abaïev dans une interview au média d'État Khabar diffusée jeudi soir. Après six mois de recherches, un consortium de 17 médias internationaux a accusé dimanche une dizaine de pays dont la Hongrie, le Maroc, le Mexique ou le Kazakhstan d'utiliser la technologie d'espionnage israélienne du groupe NSO contre leur société civile. Le scandale est parti des organisations Forbidden Stories et Amnesty International, qui ont obtenu une liste de 50.000 numéros de téléphone sélectionnés depuis 2016 par les clients de NSO, la société israélienne ayant conçu le logiciel Pegasus, pour être potentiellement surveillés. Introduit dans un smartphone, ce logiciel permet d'en récupérer les messages, photos, contacts, et d'activer à distances les micros. Dans le cas du Kazakhstan, les cibles du logiciel comprennent notamment le président Kassym-Jomart Tokaïev, qui a été désigné en 2019 pour succéder à Noursoultan Nazarbaïev. Ce dernier a toutefois conservé plusieurs postes influents dont la direction du parti au pouvoir Nur Otan et la présidence du stratégique Conseil de sécurité, faisant dire à beaucoup d'observateurs qu'il continue de tirer les ficelles du pouvoir dans le pays. Le Premier ministre Askar Mamine, le maire d'Almaty, la plus grande ville du pays, Bakytjan Saguintaïev, et une figure respectée de la société civile, Bakytjan Toregojina, figurent aussi sur la liste. Mme Toregozhina a écrit sur Facebook qu'elle avait "toujours su" que ses communications étaient écoutées ou lues, dans un message accompagné d'un émoticône en forme de clin d'oeil. (Belga)