"Loin d'être un plan interfédéral, le Jobsdeal du Fédéral se réduit à un deal entre partis", a dénoncé Didier Gosuin.

Selon le ministre bruxellois, il apparaît ainsi qu'aucune des sept propositions de soutien fiscal émanant de la Région bruxelloise n'a été retenue.

Parmi les mesures rejetées, on retrouve, selon M. Gosuin, l'exonération fiscale de la prime de 4.000 euros pour les chercheurs d'emploi bruxellois débutant une activité d'indépendant.

Autre grande oubliée, la formation en alternance, pourtant vantée par le monde économique. Aucune exonération n'est prévue pour les primes dont peuvent bénéficier tant les apprenants que les patrons formateurs.

La seule mesure retenue est une mesure proposée par la Région wallonne: une prime d'encouragement de 350 euros pour les chercheurs d'emploi désireux de suivre une formation dans un métier en pénurie. "Mais cette mesure ne s'adresse qu'à une minorité des formations correspondant aux besoins des entreprises, et particulièrement des PME", a-t-il commenté.

De son côté, le gouvernement bruxellois a adopté plusieurs nouvelles mesures pour accompagner les chercheurs d'emploi vers un emploi durable et de qualité en boostant leur niveau de qualification: gratuité de la formation en alternance pour tous les chercheurs d'emploi bruxellois; 1 million d'euros pour lutter contre la précarité d'un chercheur d'emploi sur deux en formation.

D'après le ministre bruxellois, ces mesures viennent compléter l'ensemble des réformes menées sous cette législature dans le cadre de la Stratégie 2025, dont les primes Activa soutenant l'embauche des chercheurs d'emploi à l'issue des formations qualifiantes.

Le ministre régional de l'Economie, de l'Emploi et de la Formation a enfin précisé qu'il continuera à plaider pour le gel de la dégressivité des allocations de chômage pour l'ensemble des chercheurs d'emploi en formation.

"Le gouvernement fédéral fait fausse route en accentuant la pression sur les chercheurs d'emploi. Plutôt que de crier sans cesse 'jobs, jobs, jobs'; c'est 'qualification, qualification, qualification' que l'on devrait entendre dans la bouche du gouvernement fédéral", a conclu Didier Gosuin.

Mais pour le chef de groupe MR à la Chambre David Clarinval, "les reproches de Didier Gosuin démontrent soit une méconnaissance du dossier, soit une profonde mauvaise foi". La concertation a bien été initiée et il avait été demandé aux Régions de produire deux fiches circonstanciées reprenant un canevas précis et chiffré de mesures qu'elles souhaitaient promouvoir, a-t-il réagi. Or, malgré plusieurs rappels, ces chiffres de la Région Bruxelloise ne sont jamais arrivés au comité de concertation, souligne le chef de file réformateur. "Dénoncer ensuite une réforme comme un deal entre partis alors même que vous étiez invité à y collaborer, c'est pour le moins surprenant", s'étonne-t-il.

Par ailleurs, pour David Clarinval toujours, "les quelques mesures, non chiffrées, proposées par la Région Bruxelloise, visaient essentiellement ses propres compétences", à savoir l'Emploi et la Formation. "En clair, la Région Bruxelloise demandait au Fédéral de financer les mesures qui étaient uniquement de son propre ressort. Un chèque en blanc, en somme", estime-t-il.

Pour David Clarinval, la Région Bruxelloise souffre encore d'un chômage trop important. S'il a diminué de 7,5% en Région wallonne, la baisse n'était que de 1,8% pour la Région Bruxelloise. Le taux de chômage y reste 4 fois plus élevé qu'en Flandre. "Là où je rejoins M. Gosuin, c'est sur l'importance de la lutte contre les métiers en pénurie. Il parle de qualification pour y arriver et il a raison. Mais il oublie de préciser qu'il s'agit là, à nouveau des compétences exclusives des entités fédérées et non du fédéral", a-t-il conclu.

"Loin d'être un plan interfédéral, le Jobsdeal du Fédéral se réduit à un deal entre partis", a dénoncé Didier Gosuin. Selon le ministre bruxellois, il apparaît ainsi qu'aucune des sept propositions de soutien fiscal émanant de la Région bruxelloise n'a été retenue. Parmi les mesures rejetées, on retrouve, selon M. Gosuin, l'exonération fiscale de la prime de 4.000 euros pour les chercheurs d'emploi bruxellois débutant une activité d'indépendant. Autre grande oubliée, la formation en alternance, pourtant vantée par le monde économique. Aucune exonération n'est prévue pour les primes dont peuvent bénéficier tant les apprenants que les patrons formateurs. La seule mesure retenue est une mesure proposée par la Région wallonne: une prime d'encouragement de 350 euros pour les chercheurs d'emploi désireux de suivre une formation dans un métier en pénurie. "Mais cette mesure ne s'adresse qu'à une minorité des formations correspondant aux besoins des entreprises, et particulièrement des PME", a-t-il commenté. De son côté, le gouvernement bruxellois a adopté plusieurs nouvelles mesures pour accompagner les chercheurs d'emploi vers un emploi durable et de qualité en boostant leur niveau de qualification: gratuité de la formation en alternance pour tous les chercheurs d'emploi bruxellois; 1 million d'euros pour lutter contre la précarité d'un chercheur d'emploi sur deux en formation. D'après le ministre bruxellois, ces mesures viennent compléter l'ensemble des réformes menées sous cette législature dans le cadre de la Stratégie 2025, dont les primes Activa soutenant l'embauche des chercheurs d'emploi à l'issue des formations qualifiantes. Le ministre régional de l'Economie, de l'Emploi et de la Formation a enfin précisé qu'il continuera à plaider pour le gel de la dégressivité des allocations de chômage pour l'ensemble des chercheurs d'emploi en formation. "Le gouvernement fédéral fait fausse route en accentuant la pression sur les chercheurs d'emploi. Plutôt que de crier sans cesse 'jobs, jobs, jobs'; c'est 'qualification, qualification, qualification' que l'on devrait entendre dans la bouche du gouvernement fédéral", a conclu Didier Gosuin. Mais pour le chef de groupe MR à la Chambre David Clarinval, "les reproches de Didier Gosuin démontrent soit une méconnaissance du dossier, soit une profonde mauvaise foi". La concertation a bien été initiée et il avait été demandé aux Régions de produire deux fiches circonstanciées reprenant un canevas précis et chiffré de mesures qu'elles souhaitaient promouvoir, a-t-il réagi. Or, malgré plusieurs rappels, ces chiffres de la Région Bruxelloise ne sont jamais arrivés au comité de concertation, souligne le chef de file réformateur. "Dénoncer ensuite une réforme comme un deal entre partis alors même que vous étiez invité à y collaborer, c'est pour le moins surprenant", s'étonne-t-il. Par ailleurs, pour David Clarinval toujours, "les quelques mesures, non chiffrées, proposées par la Région Bruxelloise, visaient essentiellement ses propres compétences", à savoir l'Emploi et la Formation. "En clair, la Région Bruxelloise demandait au Fédéral de financer les mesures qui étaient uniquement de son propre ressort. Un chèque en blanc, en somme", estime-t-il. Pour David Clarinval, la Région Bruxelloise souffre encore d'un chômage trop important. S'il a diminué de 7,5% en Région wallonne, la baisse n'était que de 1,8% pour la Région Bruxelloise. Le taux de chômage y reste 4 fois plus élevé qu'en Flandre. "Là où je rejoins M. Gosuin, c'est sur l'importance de la lutte contre les métiers en pénurie. Il parle de qualification pour y arriver et il a raison. Mais il oublie de préciser qu'il s'agit là, à nouveau des compétences exclusives des entités fédérées et non du fédéral", a-t-il conclu.