Le nombre de demandeurs d'asile en Europe a "vraiment diminué depuis deux ans" pour retomber "plus ou moins dans la moyenne des années 2000", a affirmé Volker Türk, haut-commissaire assistant en charge de la protection au HCR, lors d'un point presse à Paris. Or "en même temps on a eu un discours politique totalement disproportionné par rapport à la réalité" et "donnant l'impression aux Européens que des masses sont en train d'arriver", a-t-il ajouté, en déplorant que cela crée "des émotions comme la peur, qui n'aident pas à regarder de façon rationnelle les défis" à affronter. Dans ce contexte, "c'est un miracle d'avoir pu négocier un Pacte mondial sur les réfugiés", adopté en décembre par l'Assemblée générale de l'ONU, a-t-il ajouté. Ce texte venait après un "Pacte sur les migrations" qui a déchaîné les passions, notamment en France où ses détracteurs ont joué sur la peur d'un "droit à l'immigration" alors même que les clauses ne sont pas contraignantes. En Belgique, la signature de ce pacte a provoqué le départ de nationalistes flamands de la N-VA du gouvernement fédéral. Rappelant que "plus de 84% des réfugiés" sont au "Sud, pas dans les pays industrialisés", M. Türk a souligné que l'un des objectifs du Pacte sur les réfugiés était "d'alléger la pression sur le pays d'accueil", de "renforcer l'autonomie des réfugiés". (Belga)

Le nombre de demandeurs d'asile en Europe a "vraiment diminué depuis deux ans" pour retomber "plus ou moins dans la moyenne des années 2000", a affirmé Volker Türk, haut-commissaire assistant en charge de la protection au HCR, lors d'un point presse à Paris. Or "en même temps on a eu un discours politique totalement disproportionné par rapport à la réalité" et "donnant l'impression aux Européens que des masses sont en train d'arriver", a-t-il ajouté, en déplorant que cela crée "des émotions comme la peur, qui n'aident pas à regarder de façon rationnelle les défis" à affronter. Dans ce contexte, "c'est un miracle d'avoir pu négocier un Pacte mondial sur les réfugiés", adopté en décembre par l'Assemblée générale de l'ONU, a-t-il ajouté. Ce texte venait après un "Pacte sur les migrations" qui a déchaîné les passions, notamment en France où ses détracteurs ont joué sur la peur d'un "droit à l'immigration" alors même que les clauses ne sont pas contraignantes. En Belgique, la signature de ce pacte a provoqué le départ de nationalistes flamands de la N-VA du gouvernement fédéral. Rappelant que "plus de 84% des réfugiés" sont au "Sud, pas dans les pays industrialisés", M. Türk a souligné que l'un des objectifs du Pacte sur les réfugiés était "d'alléger la pression sur le pays d'accueil", de "renforcer l'autonomie des réfugiés". (Belga)