"Il y a maintenant une réelle opportunité dans ce dossier, et nous sommes prêts pour des négociations indirectes, urgentes et rapides", a déclaré M. Sinouar, interrogé par l'AFP lors d'un point de presse à Gaza sur un échange de prisonniers avec Israël. Le chef du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants, a fait cette déclaration en marge de la visite sur place lundi du chef des services de renseignement égyptien, Abbas Kamel. Ce dernier tente de consolider le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas instauré le 21 mai après une escalade militaire ayant fait plus de 260 morts, principalement des Palestiniens. Selon un responsable qui a requis l'anonymat, les discussions de Gaza se sont concentrées "sur trois points: transformer la trêve en une accalmie à long terme, l'échange de prisonniers entre le Hamas et l'occupation (israélienne, ndlr) et la reconstruction de la bande de Gaza". "Nous leur avons dit (à la délégation égyptienne) que nous n'avons aucune objection à ce que ces deux chemins (la reconstruction et l'échange de prisonniers) avancent en parallèle. Mais nous rejetons toutefois catégoriquement tout lien entre ces deux aspects", a ajouté M. Sinouar, sans chiffrer le nombre de prisonniers qui pourraient être libérés. Le chef de la diplomatie israélienne, Gabi Ashkenazi, avait évoqué dimanche au Caire la question du rapatriement en Israël des corps de deux soldats tués au combat en 2014 - Oron Shaoul et Hadar Goldin - et celle de deux civils israéliens entrés de leur propre gré dans l'enclave palestinienne et détenus depuis. Le sort des soldats disparus est un sujet particulièrement sensible en Israël, pays où la très grande majorité des jeunes juifs sont soumis au service militaire obligatoire. Le récent conflit avait éclaté avec le tir par le Hamas de salves de roquettes vers Israël en solidarité avec les centaines de Palestiniens blessés lors d'affrontements avec la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est, partie orientale de la ville sainte annexée par Israël. Du 10 au 21 mai, 254 Palestiniens ont été tués par des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, parmi lesquels 66 enfants et de nombreux combattants, selon les autorités locales. En Israël, les tirs de roquettes et de missiles antichar depuis Gaza ont fait 12 morts, incluant un enfant, une adolescente et un soldat. Le conflit a causé des dégâts considérables dans la bande de Gaza, où l'aide internationale a commencé à affluer, alors que l'Egypte et le Qatar ont chacun promis 500 millions de dollars (environ 410 millions d'euros) pour la reconstruction. (Belga)

"Il y a maintenant une réelle opportunité dans ce dossier, et nous sommes prêts pour des négociations indirectes, urgentes et rapides", a déclaré M. Sinouar, interrogé par l'AFP lors d'un point de presse à Gaza sur un échange de prisonniers avec Israël. Le chef du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants, a fait cette déclaration en marge de la visite sur place lundi du chef des services de renseignement égyptien, Abbas Kamel. Ce dernier tente de consolider le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas instauré le 21 mai après une escalade militaire ayant fait plus de 260 morts, principalement des Palestiniens. Selon un responsable qui a requis l'anonymat, les discussions de Gaza se sont concentrées "sur trois points: transformer la trêve en une accalmie à long terme, l'échange de prisonniers entre le Hamas et l'occupation (israélienne, ndlr) et la reconstruction de la bande de Gaza". "Nous leur avons dit (à la délégation égyptienne) que nous n'avons aucune objection à ce que ces deux chemins (la reconstruction et l'échange de prisonniers) avancent en parallèle. Mais nous rejetons toutefois catégoriquement tout lien entre ces deux aspects", a ajouté M. Sinouar, sans chiffrer le nombre de prisonniers qui pourraient être libérés. Le chef de la diplomatie israélienne, Gabi Ashkenazi, avait évoqué dimanche au Caire la question du rapatriement en Israël des corps de deux soldats tués au combat en 2014 - Oron Shaoul et Hadar Goldin - et celle de deux civils israéliens entrés de leur propre gré dans l'enclave palestinienne et détenus depuis. Le sort des soldats disparus est un sujet particulièrement sensible en Israël, pays où la très grande majorité des jeunes juifs sont soumis au service militaire obligatoire. Le récent conflit avait éclaté avec le tir par le Hamas de salves de roquettes vers Israël en solidarité avec les centaines de Palestiniens blessés lors d'affrontements avec la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est, partie orientale de la ville sainte annexée par Israël. Du 10 au 21 mai, 254 Palestiniens ont été tués par des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, parmi lesquels 66 enfants et de nombreux combattants, selon les autorités locales. En Israël, les tirs de roquettes et de missiles antichar depuis Gaza ont fait 12 morts, incluant un enfant, une adolescente et un soldat. Le conflit a causé des dégâts considérables dans la bande de Gaza, où l'aide internationale a commencé à affluer, alors que l'Egypte et le Qatar ont chacun promis 500 millions de dollars (environ 410 millions d'euros) pour la reconstruction. (Belga)