Un "mémorandum d'accord" a été signé par Jorge Rodríguez, au nom du gouvernement du président Nicolas Maduro, et Gerardo Blayde, pour la "Plataforma Unitaria" au nom de l'opposition, a constaté l'AFP. Le contenu de ce mémorandum n'a pas été communiqué. L'objectif de ces pourparlers, qui font suite à l'échec des discussions à la Barbade en 2019 et en République dominicaine en 2018, est de mettre fin à la crise politique et économique aiguë qui mine le Venezuela. Les négociations se tiennent au Musée national d'anthropologie de Mexico, sous la médiation de la Norvège et sous les auspices du gouvernement mexicain. Par la suite, les parties se retrouveront le 30 août, également au Mexique, pour discuter d'un agenda en sept points qui n'envisage toutefois pas le départ du pouvoir du président socialiste Nicolas Maduro, que l'opposition accuse d'avoir été réélu frauduleusement en 2018 pour six ans. Jeudi, Maduro a prévenu qu'il ne céderait pas au "chantage ou aux menaces" des Etats-Unis qui ont exigé des "discussions sincères" pour résoudre les problèmes de l'ancienne puissance pétrolière. Washington reconnaît Juan Guaido, qui s'est autoproclamé président en 2019 alors qu'il dirigeait le parlement, désormais aux mains des chavistes. Dans sa tentative d'étouffer Maduro, l'ex-président républicain Donald Trump avait imposé une batterie de sanctions au Venezuela - dont un embargo pétrolier - que son successeur démocrate Joe Biden propose d'alléger si les négociations progressent vers de nouvelles élections. "Le régime Maduro peut créer une voie vers l'allègement des sanctions en permettant aux Vénézuéliens de participer à des élections libres", a déclaré à l'AFP un porte-parole du département d'Etat avant le dialogue. Le Canada et l'Union européenne ont également déclaré qu'ils étaient prêts à revoir leurs mesures punitives. Mais Maduro, un ancien chauffeur de bus de 58 ans, insiste sur le fait que "le Venezuela va au dialogue à Mexico (...) de manière autonome et indépendante et ne se soumet pas au chantage ou aux menaces du gouvernement américain". Le dirigeant, élu en 2013 après la mort d'Hugo Chavez, s'accroche au pouvoir avec le soutien des militaires, de Cuba, de la Chine et de la Russie, en dépit de l'effondrement économique de son pays, membre de l'Opep, dont le PIB a chuté de 80% depuis 2014. En raison de la crise, cinq millions de Vénézuéliens ont été contraints d'émigrer. Pour Pedro Benítez, analyste politique et professeur d'université vénézuélien, les partis pourraient parvenir à des accords s'ils admettent qu'"aucun d'eux ne peut écraser l'autre". (Belga)

Un "mémorandum d'accord" a été signé par Jorge Rodríguez, au nom du gouvernement du président Nicolas Maduro, et Gerardo Blayde, pour la "Plataforma Unitaria" au nom de l'opposition, a constaté l'AFP. Le contenu de ce mémorandum n'a pas été communiqué. L'objectif de ces pourparlers, qui font suite à l'échec des discussions à la Barbade en 2019 et en République dominicaine en 2018, est de mettre fin à la crise politique et économique aiguë qui mine le Venezuela. Les négociations se tiennent au Musée national d'anthropologie de Mexico, sous la médiation de la Norvège et sous les auspices du gouvernement mexicain. Par la suite, les parties se retrouveront le 30 août, également au Mexique, pour discuter d'un agenda en sept points qui n'envisage toutefois pas le départ du pouvoir du président socialiste Nicolas Maduro, que l'opposition accuse d'avoir été réélu frauduleusement en 2018 pour six ans. Jeudi, Maduro a prévenu qu'il ne céderait pas au "chantage ou aux menaces" des Etats-Unis qui ont exigé des "discussions sincères" pour résoudre les problèmes de l'ancienne puissance pétrolière. Washington reconnaît Juan Guaido, qui s'est autoproclamé président en 2019 alors qu'il dirigeait le parlement, désormais aux mains des chavistes. Dans sa tentative d'étouffer Maduro, l'ex-président républicain Donald Trump avait imposé une batterie de sanctions au Venezuela - dont un embargo pétrolier - que son successeur démocrate Joe Biden propose d'alléger si les négociations progressent vers de nouvelles élections. "Le régime Maduro peut créer une voie vers l'allègement des sanctions en permettant aux Vénézuéliens de participer à des élections libres", a déclaré à l'AFP un porte-parole du département d'Etat avant le dialogue. Le Canada et l'Union européenne ont également déclaré qu'ils étaient prêts à revoir leurs mesures punitives. Mais Maduro, un ancien chauffeur de bus de 58 ans, insiste sur le fait que "le Venezuela va au dialogue à Mexico (...) de manière autonome et indépendante et ne se soumet pas au chantage ou aux menaces du gouvernement américain". Le dirigeant, élu en 2013 après la mort d'Hugo Chavez, s'accroche au pouvoir avec le soutien des militaires, de Cuba, de la Chine et de la Russie, en dépit de l'effondrement économique de son pays, membre de l'Opep, dont le PIB a chuté de 80% depuis 2014. En raison de la crise, cinq millions de Vénézuéliens ont été contraints d'émigrer. Pour Pedro Benítez, analyste politique et professeur d'université vénézuélien, les partis pourraient parvenir à des accords s'ils admettent qu'"aucun d'eux ne peut écraser l'autre". (Belga)