L'armée a investi les villes de Sousse, Bizerte, Kasserine et Siliana afin d'assister la police et de protéger des installations étatiques, a indiqué dimanche soir le ministère de la Défense. Dans la capitale Tunis, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule, selon des témoins. Des images partagées sur les réseaux sociaux montrent en outre des manifestants bloquer des routes et mettre le feu à des pneus, tandis que les forces de l'ordre tentent d'évacuer les protestataires. Au total, 242 personnes ont été interpellées, d'après un décompte du ministère de l'Intérieur. Dix ans après la révolution populaire qui a mené à la chute de Zine el Abdidine Ben Ali, après 23 ans à la tête du pays, le pays accuse une économie en berne. La hausse des prix, la persistance du chômage et la défaillance croissante des services publics, alors que la pandémie a encore accentué la précarité, nourrit une déception à la hauteur des espoirs nés en 2011. De plus, les procès engagés pour juger les responsables de la répression de la révolution s'enlisent, de renvois en renvois à cause notamment de l'absence des accusés. (Belga)

L'armée a investi les villes de Sousse, Bizerte, Kasserine et Siliana afin d'assister la police et de protéger des installations étatiques, a indiqué dimanche soir le ministère de la Défense. Dans la capitale Tunis, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule, selon des témoins. Des images partagées sur les réseaux sociaux montrent en outre des manifestants bloquer des routes et mettre le feu à des pneus, tandis que les forces de l'ordre tentent d'évacuer les protestataires. Au total, 242 personnes ont été interpellées, d'après un décompte du ministère de l'Intérieur. Dix ans après la révolution populaire qui a mené à la chute de Zine el Abdidine Ben Ali, après 23 ans à la tête du pays, le pays accuse une économie en berne. La hausse des prix, la persistance du chômage et la défaillance croissante des services publics, alors que la pandémie a encore accentué la précarité, nourrit une déception à la hauteur des espoirs nés en 2011. De plus, les procès engagés pour juger les responsables de la répression de la révolution s'enlisent, de renvois en renvois à cause notamment de l'absence des accusés. (Belga)