L'annonce intervient alors qu'Ankara et Berlin se sont vivement accrochés dans la journée au sujet d'une série d'annulations de rassemblements similaires en Allemagne. "Le gouvernement a reçu aujourd'hui la confirmation de la Turquie qu'un évènement de campagne est en préparation aux Pays-Bas" le 11 mars, a indiqué le Premier ministre Mark Rutte sur sa page Facebook. "Nous n'allons pas collaborer (à un tel événement) car nous estimons que cela est indésirable", a-t-il ajouté. "Nous sommes d'avis que l'espace public néerlandais n'est pas l'endroit où mener la campagne politique d'un autre pays", a-t-il souligné. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a ajouté qu'il allait "transmettre la position (de La Haye) au gouvernement turc". Plus tôt dans la journée, le président d'une association politique turco-néerlandaise avait annoncé que le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu serait présent à une marche à Rotterdam, dans l'espoir de convaincre les centaines de milliers de Turcs habitant dans le pays de voter oui lors d'un référendum le 16 avril sur une réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs de M. Erdogan. Jeudi et vendredi, trois meetings similaires avaient été annulés en Allemagne, provoquant l'ire du président turc. Très remonté, il a accusé l'Allemagne d'annuler ces meetings, mais de tolérer la présence sur son territoire de séparatistes kurdes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroristes par Ankara et ses alliés occidentaux. M. Erdogan est accusé par ses détracteurs de dérive autoritaire, notamment depuis le putsch avorté de juillet. Après le coup de force, les autorités turques ont lancé des purges d'une ampleur sans précédent : plus de 43.000 personnes ont été incarcérées et plus de 100.000 limogées ou suspendues. (Belga)

L'annonce intervient alors qu'Ankara et Berlin se sont vivement accrochés dans la journée au sujet d'une série d'annulations de rassemblements similaires en Allemagne. "Le gouvernement a reçu aujourd'hui la confirmation de la Turquie qu'un évènement de campagne est en préparation aux Pays-Bas" le 11 mars, a indiqué le Premier ministre Mark Rutte sur sa page Facebook. "Nous n'allons pas collaborer (à un tel événement) car nous estimons que cela est indésirable", a-t-il ajouté. "Nous sommes d'avis que l'espace public néerlandais n'est pas l'endroit où mener la campagne politique d'un autre pays", a-t-il souligné. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a ajouté qu'il allait "transmettre la position (de La Haye) au gouvernement turc". Plus tôt dans la journée, le président d'une association politique turco-néerlandaise avait annoncé que le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu serait présent à une marche à Rotterdam, dans l'espoir de convaincre les centaines de milliers de Turcs habitant dans le pays de voter oui lors d'un référendum le 16 avril sur une réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs de M. Erdogan. Jeudi et vendredi, trois meetings similaires avaient été annulés en Allemagne, provoquant l'ire du président turc. Très remonté, il a accusé l'Allemagne d'annuler ces meetings, mais de tolérer la présence sur son territoire de séparatistes kurdes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroristes par Ankara et ses alliés occidentaux. M. Erdogan est accusé par ses détracteurs de dérive autoritaire, notamment depuis le putsch avorté de juillet. Après le coup de force, les autorités turques ont lancé des purges d'une ampleur sans précédent : plus de 43.000 personnes ont été incarcérées et plus de 100.000 limogées ou suspendues. (Belga)