Ce futur plan d'aménagement directeur qui devrait être mis à l'enquête publique à l'automne préfigure une transformation en boulevard urbain de cet axe autoroutier de pénétration dans la capitale par le sud, en provenance de Namur. C'est conforme à la philosophie de remembrement qui commence à se concrétiser au niveau de l'autoroute E40 en provenance de Liège, où le nombre de bandes de circulation a été réduit depuis le début de la semaine. L'information a été confirmée aux deux quotidiens par le ministre-président Rudi Vervoort (PS) et par le ministre bruxellois de l'Economie et de l'Emploi, Didier Gosuin (DéFI), qui, arrivé au terme de sa carrière politique régionale, se prépare à reprendre ses fonctions de bourgmestre d'Auderghem, principale commune concernée.

Dans les années '70, Didier Gosuin avait entamé son parcours politique au niveau local du côtés des adversaires de la construction de cet ouvrage d'art qui voit chaque jour défiler de 30.000 à 40.000 voitures pour rejoindre la capitale. La question du maintien ou du démantèlement de ce viaduc a été influencée d'une part par la volonté du gouvernement bruxellois actuel de reprofiler les axes de pénétration, davantage dans une configuration d'entrées de ville plus respectueuses de le qualité de vie que de la fonction exclusive de la voirie au profit du trafic routier, mais aussi par le dossier de la très coûteuse rénovation des tunnels et d'autres ouvrages d'art. La démolition du viaduc Reyers, à Schaerbeek, en début de législature, a donné du souffle à la réflexion sur l'opportunité de démolir le principal ouvrage d'art autoroutier du sud de la capitale, qui avait lui-même montré des signes de faiblesse en 2017.