"Les progrès pour protéger le droit de vote, notamment des Américains noirs et de couleur, n'ont jamais été réguliers: les moments de progrès ont souvent été suivis d'efforts pour les contrer", a souligné Merrick Garland dans une allocution truffée de références historiques. Or, "depuis le début de l'année, au moins 14 Etats ont adopté des lois qui compliquent l'exercice du droit de vote", a-t-il déploré, en critiquant aussi les audits post-électoraux menés par certains Etats républicains qui "minent la confiance dans la démocratie". "Pour répondre à ce défi", M. Garland a annoncé que les effectifs du ministère consacrés à la protection des droits civiques allaient doubler d'ici 30 jours. Ses membres "examineront de près" chaque nouvelle loi, mais aussi les pratiques au niveau local. "Si nous voyons des violations des lois fédérales, nous n'hésiterons pas à agir", a-t-il menacé. Le gouvernement du président Joe Biden, qui a été élu avec le soutien des électeurs noirs, compte également renforcer le travail de lutte contre la désinformation "qui vise à décourager les électeurs de voter", a-t-il dit. Le ministère poursuivra également sans relâche tous ceux qui se livrent à des menaces ou à des violences contre des agents électoraux, a encore annoncé M. Garland. Son discours intervient alors qu'une loi voulue par Joe Biden, et qui neutraliserait les législations locales, semble dans l'impasse. Le sénateur démocrate Joe Manchin a annoncé dimanche qu'il ne la voterait pas, ce qui compte-tenu du rapport de force à la chambre haute (50 démocrates, 50 républicains) semble condamner le texte. Joe Biden avait pourtant promis le 1er juin de se battre "comme un diable" pour qu'il soit adopté au Congrès, en dénonçant des attaques "absolument sans précédent" contre le droit de vote des minorités. Les républicains assurent que leurs textes visent à lutter contre la fraude électorale, en écho à l'ancien président Donald Trump qui maintient contre toute évidence que la présidentielle de 2020 lui a été "volée". (Belga)

"Les progrès pour protéger le droit de vote, notamment des Américains noirs et de couleur, n'ont jamais été réguliers: les moments de progrès ont souvent été suivis d'efforts pour les contrer", a souligné Merrick Garland dans une allocution truffée de références historiques. Or, "depuis le début de l'année, au moins 14 Etats ont adopté des lois qui compliquent l'exercice du droit de vote", a-t-il déploré, en critiquant aussi les audits post-électoraux menés par certains Etats républicains qui "minent la confiance dans la démocratie". "Pour répondre à ce défi", M. Garland a annoncé que les effectifs du ministère consacrés à la protection des droits civiques allaient doubler d'ici 30 jours. Ses membres "examineront de près" chaque nouvelle loi, mais aussi les pratiques au niveau local. "Si nous voyons des violations des lois fédérales, nous n'hésiterons pas à agir", a-t-il menacé. Le gouvernement du président Joe Biden, qui a été élu avec le soutien des électeurs noirs, compte également renforcer le travail de lutte contre la désinformation "qui vise à décourager les électeurs de voter", a-t-il dit. Le ministère poursuivra également sans relâche tous ceux qui se livrent à des menaces ou à des violences contre des agents électoraux, a encore annoncé M. Garland. Son discours intervient alors qu'une loi voulue par Joe Biden, et qui neutraliserait les législations locales, semble dans l'impasse. Le sénateur démocrate Joe Manchin a annoncé dimanche qu'il ne la voterait pas, ce qui compte-tenu du rapport de force à la chambre haute (50 démocrates, 50 républicains) semble condamner le texte. Joe Biden avait pourtant promis le 1er juin de se battre "comme un diable" pour qu'il soit adopté au Congrès, en dénonçant des attaques "absolument sans précédent" contre le droit de vote des minorités. Les républicains assurent que leurs textes visent à lutter contre la fraude électorale, en écho à l'ancien président Donald Trump qui maintient contre toute évidence que la présidentielle de 2020 lui a été "volée". (Belga)