Annoncée dans l'accord de majorité arc-en-ciel, cet organe aura pour mission de déterminer, par province, le nombre de médecins généralistes et spécialistes, ainsi que les dentistes, nécessaires pour coller au mieux aux besoins de la population. Les avis que la commission rendra permettront au gouvernement de fixer les quotas de médecins spécialistes nécessaires, et orienter ainsi les étudiants en médecine vers les filières les plus en pénurie. Un nombre minimal et maximal d'étudiants pouvant s'engager dans les différentes spécialisations (médecine générale, pédiatrie, gériatrie, ...) sera ainsi déterminé en fonction des besoins locaux identifiés. Avec ces données, la Fédération Wallonie-Bruxelles espère aussi pouvoir prouver au fédéral ses besoins spécifiques en médecins et faire ainsi pression pour desserrer le contingentement de praticiens, un sujet qui a donné lieu à de vives tensions entre le nord et le sud du pays sous les deux précédentes législatures. La nouvelle majorité fédérale Vivaldi s'est d'ailleurs engagée à réfléchir à une réforme de ce contingentement. Selon des chiffres récents de l'AVIQ, plus de la moitié des communes wallonnes sont en pénurie de médecins généralistes. L'âge moyen des médecins en Wallonie est aujourd'hui assez élevé et la relève est loin d'être assurée. Certaines spécialisations sont en outre particulièrement délaissées par les apprentis médecins. La future commission consultative de l'offre médicale sera composée de deux chambres, l'une pour les médecins généralistes et spécialistes, et une autre pour les dentistes généralistes et spécialistes. Ces chambres seront composées de membres issus du collège de médecine générale, des facultés de médecine, des hôpitaux, des mutualités, de la fédération représentants les patients, etc. Celles-ci travailleront sur base de données à la fois démographiques (âge, sexe, localisation des praticiens), de l'Inami (actes médicaux posés), et sociales (médecin travaillant sous statut d'indépendant, salarié dans un hôpital, comme chercheur,...), le tout couplé avec le cadastre dynamique de médecins établi par le fédéral. Selon la ministre Valérie Glatigny qui porte le projet, la future commission devrait être opérationnelle d'ici la fin de cette année déjà afin de plancher sur les sous-quotas pour 2022. Le projet de décret a été approuvé mardi en commission par la majorité PS-MR-Ecolo, avec l'appui de l'opposition cdH. Le PTB s'est, lui, abstenu. Le texte devrait être définitivement approuvé sous quinzaine par la plénière du Parlement. Si le nombre global de médecins pouvant pratiquer en Belgique est déterminé au niveau fédéral (qui décerne les numéros Inami), les Communautés sont depuis la 6e réforme de l'Etat compétentes pour fixer les sous-quotas médecins spécialistes autorisés. Comme la FWB, la Flandre a d'ailleurs elle aussi décidé de se doter de sa propre commission de planification de l'offre médicale. (Belga)

Annoncée dans l'accord de majorité arc-en-ciel, cet organe aura pour mission de déterminer, par province, le nombre de médecins généralistes et spécialistes, ainsi que les dentistes, nécessaires pour coller au mieux aux besoins de la population. Les avis que la commission rendra permettront au gouvernement de fixer les quotas de médecins spécialistes nécessaires, et orienter ainsi les étudiants en médecine vers les filières les plus en pénurie. Un nombre minimal et maximal d'étudiants pouvant s'engager dans les différentes spécialisations (médecine générale, pédiatrie, gériatrie, ...) sera ainsi déterminé en fonction des besoins locaux identifiés. Avec ces données, la Fédération Wallonie-Bruxelles espère aussi pouvoir prouver au fédéral ses besoins spécifiques en médecins et faire ainsi pression pour desserrer le contingentement de praticiens, un sujet qui a donné lieu à de vives tensions entre le nord et le sud du pays sous les deux précédentes législatures. La nouvelle majorité fédérale Vivaldi s'est d'ailleurs engagée à réfléchir à une réforme de ce contingentement. Selon des chiffres récents de l'AVIQ, plus de la moitié des communes wallonnes sont en pénurie de médecins généralistes. L'âge moyen des médecins en Wallonie est aujourd'hui assez élevé et la relève est loin d'être assurée. Certaines spécialisations sont en outre particulièrement délaissées par les apprentis médecins. La future commission consultative de l'offre médicale sera composée de deux chambres, l'une pour les médecins généralistes et spécialistes, et une autre pour les dentistes généralistes et spécialistes. Ces chambres seront composées de membres issus du collège de médecine générale, des facultés de médecine, des hôpitaux, des mutualités, de la fédération représentants les patients, etc. Celles-ci travailleront sur base de données à la fois démographiques (âge, sexe, localisation des praticiens), de l'Inami (actes médicaux posés), et sociales (médecin travaillant sous statut d'indépendant, salarié dans un hôpital, comme chercheur,...), le tout couplé avec le cadastre dynamique de médecins établi par le fédéral. Selon la ministre Valérie Glatigny qui porte le projet, la future commission devrait être opérationnelle d'ici la fin de cette année déjà afin de plancher sur les sous-quotas pour 2022. Le projet de décret a été approuvé mardi en commission par la majorité PS-MR-Ecolo, avec l'appui de l'opposition cdH. Le PTB s'est, lui, abstenu. Le texte devrait être définitivement approuvé sous quinzaine par la plénière du Parlement. Si le nombre global de médecins pouvant pratiquer en Belgique est déterminé au niveau fédéral (qui décerne les numéros Inami), les Communautés sont depuis la 6e réforme de l'Etat compétentes pour fixer les sous-quotas médecins spécialistes autorisés. Comme la FWB, la Flandre a d'ailleurs elle aussi décidé de se doter de sa propre commission de planification de l'offre médicale. (Belga)