Le bon sens voudrait qu'on passe tout de suite aux questions économiques et sociales. La tentation est grande quand, comme moi, on vit dans une région qui subit tous les jours les affres de la vie économique et sociale.

Cependant, la Gouvernance est une question primordiale pour poser les balises d'un véritable changement. Il existe une tentation de certains que "tout change pour que rien ne change" c'est-à-dire de changer les têtes sans changer la manière que l'on a de réfléchir. Or, c'est cette manière de faire de la politique qui tue jour après jour la politique au sens noble du terme. Et l'on ne pourra changer la manière de faire la politique avec la même infrastructure politique, avec les mêmes mécanismes politiques. La question des cumuls par exemple ne doit pas se limiter au temps disponible et à l'argent que l'on peut accumuler, mais bien s'étendre au conflit d'intérêts que cela suppose : l'argument que l'on entend dans nos villes et communes est que c'est bon pour les communes que les mandataires communaux y soient pour apporter des subsides à la commune. Le problème étant que si on pousse le raisonnement jusqu'à l'absurde, c'est mauvais pour les communes qui n'ont pas de parlementaires ! Imaginons que les 75 parlementaires wallons soient issus de 75 communes (ce qui est loin d'être le cas), cela veut dire que 187 communes wallonnes sont dupées et n'ont pas leur dû !

Mais la Gouvernance, ce n'est pas que la question des cumuls et des conflits d'intérêts, c'est aussi le mode de décision. Où va-t-on ? Comment décide-t-on ? Qui décide ? Et aujourd'hui, plus que jamais, ce dont nous avons besoin, c'est d'une véritable participation citoyenne, d'un accès le plus large possible au débat public. Nous devons retrouver l'esprit des lumières qui faisaient des débats un vrai mode d'éclairage des enjeux publics, une manière pour tout un chacun d'appréhender les termes de ces débats et d'intérioriser les contraintes. Mais cela ne sera possible que si les médias jouent aussi le jeu et acceptent que les débats dans les partis soient considérés comme de vrais débats et pas uniquement des luttes de pouvoir ou une manière de vendre du papier ou du clic.

Les écologistes peuvent-ils faire des majorités sans le PS ?

La réponse est clairement "oui, c'est possible" Non pas qu'il y ait un problème de principe à participer à un gouvernement avec le PS, mais parce qu'il est sain, en démocratie, qu'il y ait de l'alternance. Quand on voit l'évolution du PS sur certaines questions fédérales (nucléaire, chasses aux chômeurs...) il est évident que cela leur fera le plus grand bien de se ressourcer dans l'opposition. Mais soyons clairs encore pour dire qu'il y a des conditions à la construction d'un gouvernement alternatif. Tout d'abord, le MR doit construire autre chose que son projet destructeur du niveau fédéral. Certes le MR a décidé d'aller dans ce sens moins par conviction que par son arrimage à la NVA et cela le positionne bien pour montrer son opposition au PS. Mais cela fragilise des vies et notre environnement. C'est inacceptable pour les écologistes de participer à cela. Le MR doit sortir de sa posture droitière pour porter un projet positif, loin des stéréotypes qu'il véhicule à l'égard de certaines catégories de la population. Un projet qui soit vraiment progressiste et qui imagine la vie de demain, avec la liberté que cela suppose pour tous, y compris les plus faibles.

Cependant, nous ne serions pas si démocrates que nous le prétendons si nous ne rappelions pas que les écologistes ont subi une lourde défaite au lendemain du 25 mai 2014 et avec 4 parlementaires en Wallonie, et 8 à Bruxelles - malgré la qualité de leur travail - nous ne possédons pas la force nécessaire pour que notre projet soit entendu et surtout respecté. Et de mon expérience, la danse du ventre d'aujourd'hui peut se transformer en crampes intestinales le lendemain. Quand les élections approchent, chacun regarde "ce qu'il a dans sa gamelle". Les écologistes, à ce stade, ne peuvent participer à un gouvernement sans aller aux urnes. C'est aux électeurs à trancher qui doit ou plutôt peut participer aux prochains Gouvernements. Et si le MR avec le CDH ont pu montrer que leur projet n'est pas celui du fédéral alors, en 2019, le jeu sera vraiment ouvert. Le MR et le CDH nous disent qu'ils sont en marche. Il faut qu'ils nous prouvent qu'ils ne marchent pas dans le mur.

Le bon sens voudrait qu'on passe tout de suite aux questions économiques et sociales. La tentation est grande quand, comme moi, on vit dans une région qui subit tous les jours les affres de la vie économique et sociale. Cependant, la Gouvernance est une question primordiale pour poser les balises d'un véritable changement. Il existe une tentation de certains que "tout change pour que rien ne change" c'est-à-dire de changer les têtes sans changer la manière que l'on a de réfléchir. Or, c'est cette manière de faire de la politique qui tue jour après jour la politique au sens noble du terme. Et l'on ne pourra changer la manière de faire la politique avec la même infrastructure politique, avec les mêmes mécanismes politiques. La question des cumuls par exemple ne doit pas se limiter au temps disponible et à l'argent que l'on peut accumuler, mais bien s'étendre au conflit d'intérêts que cela suppose : l'argument que l'on entend dans nos villes et communes est que c'est bon pour les communes que les mandataires communaux y soient pour apporter des subsides à la commune. Le problème étant que si on pousse le raisonnement jusqu'à l'absurde, c'est mauvais pour les communes qui n'ont pas de parlementaires ! Imaginons que les 75 parlementaires wallons soient issus de 75 communes (ce qui est loin d'être le cas), cela veut dire que 187 communes wallonnes sont dupées et n'ont pas leur dû ! Mais la Gouvernance, ce n'est pas que la question des cumuls et des conflits d'intérêts, c'est aussi le mode de décision. Où va-t-on ? Comment décide-t-on ? Qui décide ? Et aujourd'hui, plus que jamais, ce dont nous avons besoin, c'est d'une véritable participation citoyenne, d'un accès le plus large possible au débat public. Nous devons retrouver l'esprit des lumières qui faisaient des débats un vrai mode d'éclairage des enjeux publics, une manière pour tout un chacun d'appréhender les termes de ces débats et d'intérioriser les contraintes. Mais cela ne sera possible que si les médias jouent aussi le jeu et acceptent que les débats dans les partis soient considérés comme de vrais débats et pas uniquement des luttes de pouvoir ou une manière de vendre du papier ou du clic. La réponse est clairement "oui, c'est possible" Non pas qu'il y ait un problème de principe à participer à un gouvernement avec le PS, mais parce qu'il est sain, en démocratie, qu'il y ait de l'alternance. Quand on voit l'évolution du PS sur certaines questions fédérales (nucléaire, chasses aux chômeurs...) il est évident que cela leur fera le plus grand bien de se ressourcer dans l'opposition. Mais soyons clairs encore pour dire qu'il y a des conditions à la construction d'un gouvernement alternatif. Tout d'abord, le MR doit construire autre chose que son projet destructeur du niveau fédéral. Certes le MR a décidé d'aller dans ce sens moins par conviction que par son arrimage à la NVA et cela le positionne bien pour montrer son opposition au PS. Mais cela fragilise des vies et notre environnement. C'est inacceptable pour les écologistes de participer à cela. Le MR doit sortir de sa posture droitière pour porter un projet positif, loin des stéréotypes qu'il véhicule à l'égard de certaines catégories de la population. Un projet qui soit vraiment progressiste et qui imagine la vie de demain, avec la liberté que cela suppose pour tous, y compris les plus faibles. Cependant, nous ne serions pas si démocrates que nous le prétendons si nous ne rappelions pas que les écologistes ont subi une lourde défaite au lendemain du 25 mai 2014 et avec 4 parlementaires en Wallonie, et 8 à Bruxelles - malgré la qualité de leur travail - nous ne possédons pas la force nécessaire pour que notre projet soit entendu et surtout respecté. Et de mon expérience, la danse du ventre d'aujourd'hui peut se transformer en crampes intestinales le lendemain. Quand les élections approchent, chacun regarde "ce qu'il a dans sa gamelle". Les écologistes, à ce stade, ne peuvent participer à un gouvernement sans aller aux urnes. C'est aux électeurs à trancher qui doit ou plutôt peut participer aux prochains Gouvernements. Et si le MR avec le CDH ont pu montrer que leur projet n'est pas celui du fédéral alors, en 2019, le jeu sera vraiment ouvert. Le MR et le CDH nous disent qu'ils sont en marche. Il faut qu'ils nous prouvent qu'ils ne marchent pas dans le mur.