Charles Michel a confirmé qu'il se rendra dimanche soir à Marrakech pour approuver le pacte au nom du gouvernement.

Le MR, le CD&V et l'Open Vld entendent poursuivre au sein d'un gouvernement minoritaire.

A ce stade, aucun entretien n'a été prévu avec le Roi, qui, constitutionnellement nomme les ministres.

M. Michel a indiqué qu'il organiserait des consultations après son retour de Marrakech.

Le vice-premier ministre Jan Jambon (N-VA) n'a pas éclairci la situation en indiquant sur la VRT ne pas savoir avec précision s'il était encore ministre : "Je pense que nos successeurs n'ont toujours pas rencontré le roi, mais le Premier ministre nous a congédiés, et nous allons annoncer que nous l'avons bien compris",a-t-il précisé. La N-VA ne participera toutefois pas au conseil des ministres à 10 heures.

Du côté de l'opposition

L'opposition s'étonne et n'entend pas soutenir ce gouvernement minoritaire, censé notamment trouver des partenaires pour approuver le budget. Sur La Première (RTBF), le chef de groupe MR à la Chambre David Clarinval souligne que le seul problème qui s'est posé avec la N-VA concerne le pacte des migrations. Il précise qu'il existe toujours des accointances sur les dossiers socio-économiques et il n'imagine pas que la N-VA puisse voter contre le budget.

"Le cirque continue", a indiqué dimanche, toujours sur La Première (RTBF), la coprésidente d'Ecolo Zakia Khattabi, le chef de groupe PS à la Chambre Ahmed Laaouej dénonçant de nouvelles "entourloupes".

Pour l'opposition, il existe un problème constitutionnel à partir du moment où les ministres N-VA n'ont pas formellement démissionné du gouvernement, que le Roi n'a pas nommé de nouveau ministre, ou que le Premier ministre n'a pas révoqué les ministres N-VA. Pour le président de DéFI, Olivier Maingain, la N-VA obtient gain de cause sur son objectif initial, celui de s'opposer aux institutions du pays.

Pour David Clarinval, l'opposition joue aux "vierges effarouchées", elle "semble découvrir ce qu'est un gouvernement minoritaire".

Le président du MR Olivier Chastel a lancé un appel à soutenir le gouvernement sur une série de textes de loi.

Pour la cheffe de groupe Catherine Fonck, le cdH estime que soutenir ce gouvernement par le simple fait qu'il est appelé orange bleue, côté néerlandophone "est une toute autre question" après les "mesures brutales" prises durant quatre ans.

Le sp.a a indiqué qu'il ne soutiendrait pas ce gouvernement minoritaire.

Pour Raoul Hedebouw (PTB), on passera sans doute par des élections anticipées mais ce qui importe surtout, c'est de changer "l'agenda" socio-économique.