La prise de sang est un moyen rapide et efficace pour identifier le taux d'IgG anti-SARS-CoV-2 dans l'organisme des patients qui ont développé le Covid-19, affirme le docteur Bouillon. Cette indication permettrait, selon les travaux de son équipe médicale, d'appliquer une autre stratégie de vaccination qui consisterait à réserver les doses de vaccin aux personnes à risque et devant bénéficier d'une protection urgente, plutôt que de les administrer aux personnes qui n'en ont pas besoin dans l'immédiat. Une personne bénéficiant des anticorps en quantité suffisante dans le sang n'aurait, selon le docteur Bouillon, pas besoin d'être vacciné puisqu'il est naturellement protégé. Mais les anticorps contre le virus pourraient également, parallèlement au dépistage et à la vaccination, servir de traitement pour les personnes à risque, s'enthousiasme le médecin. "On pourrait très bien envisager qu'une personne immunisée avec des anticorps puisse, par transfusion de plasma", partager sa protection avec "une personne à risque du même groupe sanguin dépourvu d'anticorps", précise-t-il. Le dosage des anticorps IgG anti-SARS-CoV-2 comme examen de routine peut, selon le docteur Bouillon, permettre de sauver des vies, de désaturer les hôpitaux, de garantir la reprise du chemin du travail pour les professions encore à l'arrêt aujourd'hui, ou encore d'enlever son masque en cas d'immunité. Le médecin montois et son équipe se sont, pour en arriver à ces propositions, basés sur l'analyse de plus de 1.000 prises de sang effectuées entre avril 2020 et avril 2021, ainsi que sur une étude italienne - publiée le 11 mai 2021 et basée sur 162 patients - indiquant que les anticorps Covid restent dans le sang du patient pendant au moins huit mois après contamination. (Belga)

La prise de sang est un moyen rapide et efficace pour identifier le taux d'IgG anti-SARS-CoV-2 dans l'organisme des patients qui ont développé le Covid-19, affirme le docteur Bouillon. Cette indication permettrait, selon les travaux de son équipe médicale, d'appliquer une autre stratégie de vaccination qui consisterait à réserver les doses de vaccin aux personnes à risque et devant bénéficier d'une protection urgente, plutôt que de les administrer aux personnes qui n'en ont pas besoin dans l'immédiat. Une personne bénéficiant des anticorps en quantité suffisante dans le sang n'aurait, selon le docteur Bouillon, pas besoin d'être vacciné puisqu'il est naturellement protégé. Mais les anticorps contre le virus pourraient également, parallèlement au dépistage et à la vaccination, servir de traitement pour les personnes à risque, s'enthousiasme le médecin. "On pourrait très bien envisager qu'une personne immunisée avec des anticorps puisse, par transfusion de plasma", partager sa protection avec "une personne à risque du même groupe sanguin dépourvu d'anticorps", précise-t-il. Le dosage des anticorps IgG anti-SARS-CoV-2 comme examen de routine peut, selon le docteur Bouillon, permettre de sauver des vies, de désaturer les hôpitaux, de garantir la reprise du chemin du travail pour les professions encore à l'arrêt aujourd'hui, ou encore d'enlever son masque en cas d'immunité. Le médecin montois et son équipe se sont, pour en arriver à ces propositions, basés sur l'analyse de plus de 1.000 prises de sang effectuées entre avril 2020 et avril 2021, ainsi que sur une étude italienne - publiée le 11 mai 2021 et basée sur 162 patients - indiquant que les anticorps Covid restent dans le sang du patient pendant au moins huit mois après contamination. (Belga)