M. Kim prononce ce discours chaque année depuis 2013, une tradition héritée de son grand-père, Kim Il Sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC). Au cours de ce moment clé du calendrier politique nord-coréen, il passe en revue le passé et présente ses objectifs. Le texte intégral du discours est publié dans le journal officiel Rodong Sinmun. Cette année, il n'y a pas eu de retransmission de ce discours par la télévision officielle nord-coréenne, ni le matin ni même à midi. A la place, la télévision a diffusé la lecture par le dirigeant nord-coréen d'un long discours lors de la session plénière du comité central du Parti des Travailleurs (au pouvoir) qui s'est tenue pendant quatre jours. Des images ont montré M. Kim qui, s'adressant à de hauts dirigeants du parti, déclarait que Pyongyang ne se considérait plus lié par le moratoire sur les essais nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux et menaçait de faire la démonstration d'une "nouvelle arme stratégique". Il s'agit d'un revirement de la politique diplomatique menée depuis deux ans par la Corée du Nord qui n'a pas obtenu une allégement des sanctions internationales ni pris des mesures suffisantes en faveur de la dénucléarisation pour convaincre les Etats-Unis. Park Won-gon, professeur d'études internationales au sein de Handong University en Corée du Sud, a estimé que ce changement de format avait peut-être comme objectif d'éviter d'"accabler" M. Kim. "Il y a une énorme différence entre prononcer un discours de Nouvel An avec sa propre voix et annoncer ce qui a été décidé en session plénière", a-t-il ajouté. "Lorsque vous prononcez un discours, cela signifie que vous vous adressez directement aux citoyens nord-coréens en plus du monde extérieur", selon lui. "En faisant des remarques devant une audience domestique lors d'une réunion du parti, M. Kim pouvait s'affirmer sans avoir l'air agressif comme il aurait pu l'être s'il avait proféré des menaces nucléaires dans un discours isolé", a-t-il ajouté. (Belga)

M. Kim prononce ce discours chaque année depuis 2013, une tradition héritée de son grand-père, Kim Il Sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC). Au cours de ce moment clé du calendrier politique nord-coréen, il passe en revue le passé et présente ses objectifs. Le texte intégral du discours est publié dans le journal officiel Rodong Sinmun. Cette année, il n'y a pas eu de retransmission de ce discours par la télévision officielle nord-coréenne, ni le matin ni même à midi. A la place, la télévision a diffusé la lecture par le dirigeant nord-coréen d'un long discours lors de la session plénière du comité central du Parti des Travailleurs (au pouvoir) qui s'est tenue pendant quatre jours. Des images ont montré M. Kim qui, s'adressant à de hauts dirigeants du parti, déclarait que Pyongyang ne se considérait plus lié par le moratoire sur les essais nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux et menaçait de faire la démonstration d'une "nouvelle arme stratégique". Il s'agit d'un revirement de la politique diplomatique menée depuis deux ans par la Corée du Nord qui n'a pas obtenu une allégement des sanctions internationales ni pris des mesures suffisantes en faveur de la dénucléarisation pour convaincre les Etats-Unis. Park Won-gon, professeur d'études internationales au sein de Handong University en Corée du Sud, a estimé que ce changement de format avait peut-être comme objectif d'éviter d'"accabler" M. Kim. "Il y a une énorme différence entre prononcer un discours de Nouvel An avec sa propre voix et annoncer ce qui a été décidé en session plénière", a-t-il ajouté. "Lorsque vous prononcez un discours, cela signifie que vous vous adressez directement aux citoyens nord-coréens en plus du monde extérieur", selon lui. "En faisant des remarques devant une audience domestique lors d'une réunion du parti, M. Kim pouvait s'affirmer sans avoir l'air agressif comme il aurait pu l'être s'il avait proféré des menaces nucléaires dans un discours isolé", a-t-il ajouté. (Belga)