Le déconfinement en voie de préparation par le gouvernement Wilmès serait-il trop "technocratique" ? En d'autres termes, se concentrerait-il trop sur le sanitaire et l'économique, en délaissant les autres dimensions de cette crise à multiples étages que nous vivons, notamment son impact psychologique ? C'est ce que de nombreuses voix laissent entendre à la lecture de la composition du groupe d'experts mis en place lundi soir par la Première ministre.

Jean-Pascal Labille, patron de Solidaris, la Mutualité socialiste, fut l'un des premiers à mettre en garde la lecture du texte du Vif/L'Express consacré à ce groupe : "Où est la composante sociale si importante pour nos sociétés blessées et fracturées ? Les mêmes causes produiront les mêmes effets... La valeur d'une Vie surpasse infiniment celle du marché." Pour rappel, outre les épidémiologistes et les économistes, on ne trouve qu'une représentante du milieu social en la personne de Céline Nieuwenhuys, secrétaire générale de la Fédération des Services Sociaux.

Frédéric Daerden (PS), vice-président de la Fédération wallonie-Bruxelles, n'est pas en reste. Il réagissait au même article du Vif: "Des experts du vécu (infirmier.e.s, caissier.e.s, livreur.euses, éboueur/euses, enseignant.e.s...) pourraient aussi avoir une plus-value plus qu'utile."

Dans Le Soir ce mercredi matin, ils sont plusieurs à regretter la composition du groupe, y compris au sein des partis qui soutiennent le gouvernement de l'extérieur. "Ce qui a été confiné, ce n'est pas que l'économie, c'est l'ensemble de la société, dit Jean-Marc Nollet, coprésident 'Ecolo. Et le traumatisme qui a été vécu est avant tout un traumatisme humain. Or il me semble que l'humain n'est pas au centre du groupe de travail dans sa composition actuelle. Pourquoi n'y trouve-t-on pas de sociologues ? D'authropologues ? De spécialistes de la santé mentale ? Si on ne rectifie pas le tir, on va se planter dans l'organisation du déconfinement." François De Smet, président de DéFi, dit aussi à nos confrères qu'il aurait vu davantage de représentants des sciences humaines.

Ces critiques émanant des rangs socialistes, écologistes et libéraux sociaux témoignent d'une fracture de fond qui se fait jour au sujet de la société que l'on va préparer pour l'après-coronavirus. PS, Ecolo et DéFI souhaitent que l'on tire les leçons de la crise afin que plus rien ne soit comme avant.

D'autres s'inquiètent tout simplement du fait que la mise en place officielle de ce groupe sur le déconfinement n'incite la population à relâcher l'effort alors que l'épidémie est encore vigoureuse. C'est le cas du docteur Thomas Orban, qui déclare à la DH: "Quand je vois des ministres qui parlent de déconfinement pour bientôt à la télé, je me demande si ces gens mesurent l'impact de ce qu'ils racontent publiquement".

Le déconfinement en voie de préparation par le gouvernement Wilmès serait-il trop "technocratique" ? En d'autres termes, se concentrerait-il trop sur le sanitaire et l'économique, en délaissant les autres dimensions de cette crise à multiples étages que nous vivons, notamment son impact psychologique ? C'est ce que de nombreuses voix laissent entendre à la lecture de la composition du groupe d'experts mis en place lundi soir par la Première ministre.Jean-Pascal Labille, patron de Solidaris, la Mutualité socialiste, fut l'un des premiers à mettre en garde la lecture du texte du Vif/L'Express consacré à ce groupe : "Où est la composante sociale si importante pour nos sociétés blessées et fracturées ? Les mêmes causes produiront les mêmes effets... La valeur d'une Vie surpasse infiniment celle du marché." Pour rappel, outre les épidémiologistes et les économistes, on ne trouve qu'une représentante du milieu social en la personne de Céline Nieuwenhuys, secrétaire générale de la Fédération des Services Sociaux.Frédéric Daerden (PS), vice-président de la Fédération wallonie-Bruxelles, n'est pas en reste. Il réagissait au même article du Vif: "Des experts du vécu (infirmier.e.s, caissier.e.s, livreur.euses, éboueur/euses, enseignant.e.s...) pourraient aussi avoir une plus-value plus qu'utile."Dans Le Soir ce mercredi matin, ils sont plusieurs à regretter la composition du groupe, y compris au sein des partis qui soutiennent le gouvernement de l'extérieur. "Ce qui a été confiné, ce n'est pas que l'économie, c'est l'ensemble de la société, dit Jean-Marc Nollet, coprésident 'Ecolo. Et le traumatisme qui a été vécu est avant tout un traumatisme humain. Or il me semble que l'humain n'est pas au centre du groupe de travail dans sa composition actuelle. Pourquoi n'y trouve-t-on pas de sociologues ? D'authropologues ? De spécialistes de la santé mentale ? Si on ne rectifie pas le tir, on va se planter dans l'organisation du déconfinement." François De Smet, président de DéFi, dit aussi à nos confrères qu'il aurait vu davantage de représentants des sciences humaines.Ces critiques émanant des rangs socialistes, écologistes et libéraux sociaux témoignent d'une fracture de fond qui se fait jour au sujet de la société que l'on va préparer pour l'après-coronavirus. PS, Ecolo et DéFI souhaitent que l'on tire les leçons de la crise afin que plus rien ne soit comme avant.D'autres s'inquiètent tout simplement du fait que la mise en place officielle de ce groupe sur le déconfinement n'incite la population à relâcher l'effort alors que l'épidémie est encore vigoureuse. C'est le cas du docteur Thomas Orban, qui déclare à la DH: "Quand je vois des ministres qui parlent de déconfinement pour bientôt à la télé, je me demande si ces gens mesurent l'impact de ce qu'ils racontent publiquement".