Un fossé apparaît entre la majorité et l'opposition sur la façon de réduire les émoluments. Quant à un futur régime d'incompatibilités, celui-ci demeure dans le flou.

La semaine passée, deux options se dessinaient: soit le salaire du président était aligné sur celui du premier ministre, plus un euro, soit il était réduit à 150% de l'indemnité parlementaire. La majorité privilégiait la première piste. Emmanuel Burton (MR) et Franky Demon (CD&V) ont précisé leurs vues mardi en indiquant qu'il s'agissait d'un plafond, et donc que ce salaire pouvait être moindre. D'abord réticente, la N-VA a expliqué qu'elle pouvait se rallier à cette position. La question n'a pas manqué dans les rangs de l'opposition: quel est alors le seuil en dessous duquel la majorité ne veut pas descendre?

Un texte à casser du président du groupe du travail, Brecht Vermeulen (N-VA), précisait à propos des incompatibilités qu'"une majorité" ne souhaitait pas d'interdiction explicite d'activités accessoires. Le CD&V et le MR se sont montrés plus nuancés. Les chrétiens démocrates estiment que le président de la Chambre pourrait encore être conseiller communal ou de CPAS, également exercer une activité d'avocat ou présider des associations ou des clubs sportifs. Il ne pourrait pas exercer une activité qu'on lui proposerait parce qu'il est président de la Chambre.

"Que la majorité gouvernementale dise ce qu'elle veut", a demandé la cheffe de groupe cdH, Catherine Fonck. "Il faut quitter le théâtre des ombres", a exhorté Jean-Marc Nollet (Ecolo).

L'interview du président Siegfried Bracke (N-VA) sur la RTBF n'a pas calmé les esprits. Il va à l'opposé de l'avis de la commission fédérale de déontologie qui fait du décumul la règle et du cumul l'exception soumise à autorisation. "Il a pris le rôle du leader de la vieille culture politique", a raillé Olivier Maingain (DéFI). "Je n'ai pas envie de répondre de propos stupides dits par d'autres quand on m'interroge dans la rue", a souligné pour sa part André Frédéric (PS). Pour le PTB, les choses étaient encore plus claires: "c'est une deuxième affaire Bracke", a lancé Marco Van Hees.

Un fossé apparaît entre la majorité et l'opposition sur la façon de réduire les émoluments. Quant à un futur régime d'incompatibilités, celui-ci demeure dans le flou.La semaine passée, deux options se dessinaient: soit le salaire du président était aligné sur celui du premier ministre, plus un euro, soit il était réduit à 150% de l'indemnité parlementaire. La majorité privilégiait la première piste. Emmanuel Burton (MR) et Franky Demon (CD&V) ont précisé leurs vues mardi en indiquant qu'il s'agissait d'un plafond, et donc que ce salaire pouvait être moindre. D'abord réticente, la N-VA a expliqué qu'elle pouvait se rallier à cette position. La question n'a pas manqué dans les rangs de l'opposition: quel est alors le seuil en dessous duquel la majorité ne veut pas descendre? Un texte à casser du président du groupe du travail, Brecht Vermeulen (N-VA), précisait à propos des incompatibilités qu'"une majorité" ne souhaitait pas d'interdiction explicite d'activités accessoires. Le CD&V et le MR se sont montrés plus nuancés. Les chrétiens démocrates estiment que le président de la Chambre pourrait encore être conseiller communal ou de CPAS, également exercer une activité d'avocat ou présider des associations ou des clubs sportifs. Il ne pourrait pas exercer une activité qu'on lui proposerait parce qu'il est président de la Chambre. "Que la majorité gouvernementale dise ce qu'elle veut", a demandé la cheffe de groupe cdH, Catherine Fonck. "Il faut quitter le théâtre des ombres", a exhorté Jean-Marc Nollet (Ecolo). L'interview du président Siegfried Bracke (N-VA) sur la RTBF n'a pas calmé les esprits. Il va à l'opposé de l'avis de la commission fédérale de déontologie qui fait du décumul la règle et du cumul l'exception soumise à autorisation. "Il a pris le rôle du leader de la vieille culture politique", a raillé Olivier Maingain (DéFI). "Je n'ai pas envie de répondre de propos stupides dits par d'autres quand on m'interroge dans la rue", a souligné pour sa part André Frédéric (PS). Pour le PTB, les choses étaient encore plus claires: "c'est une deuxième affaire Bracke", a lancé Marco Van Hees.