Cet avis répond à une sollicitation de la Conférence interministérielle Santé publique (CIM) sur les recommandations du CSS concernant l'utilisation du vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNTech chez les 16-17 ans, seul vaccin actuellement approuvé pour cette tranche d'âge par l'Agence européenne des médicaments (EMA) et l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). D'après le Conseil, les effets secondaires à court terme semblent limités chez les jeunes de 16 et 17 ans, mais il existe encore peu de données sur le sujet. Les autorités sanitaires américaines et l'EMA ont approuvé l'utilisation du vaccin à partir de 16 ans sur la base des études cliniques d'enregistrement des vaccins auprès des Autorités compétentes. Comme pour la population adulte, l'organe d'avis recommande que les adolescents avec des facteurs de comorbidités soient vaccinés en priorité. Le risque d'hospitalisation ou de décès chez les jeunes étant très faible, la vaccination contribuera principalement à limiter la circulation du coronavirus - car les jeunes ont plus de contacts sociaux - mais pas à réduire directement la pression sur les hôpitaux. La notion de "consentement éclairé" est importante pour les 16-17 ans (mineurs), insiste également le CSS. Cela signifie que "l'implication active des professionnels de santé, des parents et/ou des responsables légaux, de l'école, des acteurs sociaux, etc. est fondamentale pour apporter toutes les réponses adéquates à leurs questions par rapport à la vaccination". Autre argument favorable à la vaccination de cette tranche d'âge: le vaccin permettrait de réduire le stress lié à la circulation du virus au sein des écoles et de favoriser un retour plus aisé à la normale pour le secteur de l'enseignement, et de la formation de manière générale, par exemple en limitant l'absentéisme trop important des élèves et la nécessité de fermeture des classes/écoles en cas de remontée des cas dans le futur. Cependant, est-il "éthiquement" et médicalement acceptable de prévoir la vaccination de masse des adolescents dans les pays riches alors que des patients âgés et fragiles ne sont pas encore vaccinés dans le reste du monde?, s'interroge le Conseil supérieur de la santé. La question méritera d'être posée "en cas de décision de vaccination de masse de tous les enfants dans certains pays", conclut-il. (Belga)

Cet avis répond à une sollicitation de la Conférence interministérielle Santé publique (CIM) sur les recommandations du CSS concernant l'utilisation du vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNTech chez les 16-17 ans, seul vaccin actuellement approuvé pour cette tranche d'âge par l'Agence européenne des médicaments (EMA) et l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). D'après le Conseil, les effets secondaires à court terme semblent limités chez les jeunes de 16 et 17 ans, mais il existe encore peu de données sur le sujet. Les autorités sanitaires américaines et l'EMA ont approuvé l'utilisation du vaccin à partir de 16 ans sur la base des études cliniques d'enregistrement des vaccins auprès des Autorités compétentes. Comme pour la population adulte, l'organe d'avis recommande que les adolescents avec des facteurs de comorbidités soient vaccinés en priorité. Le risque d'hospitalisation ou de décès chez les jeunes étant très faible, la vaccination contribuera principalement à limiter la circulation du coronavirus - car les jeunes ont plus de contacts sociaux - mais pas à réduire directement la pression sur les hôpitaux. La notion de "consentement éclairé" est importante pour les 16-17 ans (mineurs), insiste également le CSS. Cela signifie que "l'implication active des professionnels de santé, des parents et/ou des responsables légaux, de l'école, des acteurs sociaux, etc. est fondamentale pour apporter toutes les réponses adéquates à leurs questions par rapport à la vaccination". Autre argument favorable à la vaccination de cette tranche d'âge: le vaccin permettrait de réduire le stress lié à la circulation du virus au sein des écoles et de favoriser un retour plus aisé à la normale pour le secteur de l'enseignement, et de la formation de manière générale, par exemple en limitant l'absentéisme trop important des élèves et la nécessité de fermeture des classes/écoles en cas de remontée des cas dans le futur. Cependant, est-il "éthiquement" et médicalement acceptable de prévoir la vaccination de masse des adolescents dans les pays riches alors que des patients âgés et fragiles ne sont pas encore vaccinés dans le reste du monde?, s'interroge le Conseil supérieur de la santé. La question méritera d'être posée "en cas de décision de vaccination de masse de tous les enfants dans certains pays", conclut-il. (Belga)