Cas de cyberharcèlement scolaire, déclarations homophobes, déferlements de haine observés sur les réseaux sociaux à l'encontre des présentatrices Cécile Djunga (RTBF) et Salima Belabbas (RTL) ou, tout récemment encore, des migrants dont l'embarcation a fait naufrage près de La Panne, autant d'exemple qui mettent en lumière, selon le CSA, le besoin d'une régulation adaptée des géants de l'Internet. Une série de contenus illicites (propos haineux, discriminants et violents) prolifèrent en effet sur les réseaux sociaux et les plateformes en ligne. Pour le régulateur du secteur audiovisuel francophone belge, le cadre juridique européen actuel et les mesures d'autorégulation qu'ont mises en place les grands acteurs du web (modération, procédures de signalement, etc.) ne permettent pas de lutter efficacement contre le phénomène, qui affecte particulièrement les jeunes générations, relève-t-il. Comme l'a relevé Child Focus, en Belgique, 40 % des 9-12 ans sont inscrits sur un réseau social, rappelle le CSA. Sa note d'orientation dresse un état des lieux et formule un ensemble de propositions concrètes. L'instance suggère ainsi au législateur de la Fédération Wallonie-Bruxelles de se doter d'un décret "efficace" pour lutter contre les contenus illicites. Elle propose aussi de mettre en place un système de "co-régulation", qui conduirait les plateformes concernées à fournir des informations et assurer une certaine transparence, respecter des lignes de conduite et mettre des ressources en ?uvre pour lutter contre les contenus illicites, le tout sous la surveillance du CSA. Il serait imposé aux réseaux sociaux de mettre en place des procédures efficaces de traitement des plaintes, d'informer les utilisateurs, ainsi que de dialoguer avec l'autorité de régulation. Cela ferait du CSA l'interlocuteur principal de ces plateformes. Le Collège d'autorisation et de contrôle du régulateur devrait, dans ce cadre, se voir reconnaître un rôle central en tant qu'autorité administrative dans la lutte contre les contenus illicites, préconise-t-il. (Belga)

Cas de cyberharcèlement scolaire, déclarations homophobes, déferlements de haine observés sur les réseaux sociaux à l'encontre des présentatrices Cécile Djunga (RTBF) et Salima Belabbas (RTL) ou, tout récemment encore, des migrants dont l'embarcation a fait naufrage près de La Panne, autant d'exemple qui mettent en lumière, selon le CSA, le besoin d'une régulation adaptée des géants de l'Internet. Une série de contenus illicites (propos haineux, discriminants et violents) prolifèrent en effet sur les réseaux sociaux et les plateformes en ligne. Pour le régulateur du secteur audiovisuel francophone belge, le cadre juridique européen actuel et les mesures d'autorégulation qu'ont mises en place les grands acteurs du web (modération, procédures de signalement, etc.) ne permettent pas de lutter efficacement contre le phénomène, qui affecte particulièrement les jeunes générations, relève-t-il. Comme l'a relevé Child Focus, en Belgique, 40 % des 9-12 ans sont inscrits sur un réseau social, rappelle le CSA. Sa note d'orientation dresse un état des lieux et formule un ensemble de propositions concrètes. L'instance suggère ainsi au législateur de la Fédération Wallonie-Bruxelles de se doter d'un décret "efficace" pour lutter contre les contenus illicites. Elle propose aussi de mettre en place un système de "co-régulation", qui conduirait les plateformes concernées à fournir des informations et assurer une certaine transparence, respecter des lignes de conduite et mettre des ressources en ?uvre pour lutter contre les contenus illicites, le tout sous la surveillance du CSA. Il serait imposé aux réseaux sociaux de mettre en place des procédures efficaces de traitement des plaintes, d'informer les utilisateurs, ainsi que de dialoguer avec l'autorité de régulation. Cela ferait du CSA l'interlocuteur principal de ces plateformes. Le Collège d'autorisation et de contrôle du régulateur devrait, dans ce cadre, se voir reconnaître un rôle central en tant qu'autorité administrative dans la lutte contre les contenus illicites, préconise-t-il. (Belga)