En octobre, le CPAS de Woluwé-Saint-Lambert avait refusé d'octroyer à la famille kurde de nationalité irakienne une aide sociale équivalente au revenu d'intégration sociale car l'Office des étrangers ne s'est toujours pas prononcé sur sa régularisation. La décision du CPAS précisait que les deux parents et leur fils mineur pouvaient recevoir une aide matérielle dans un centre d'accueil géré par Fedasil mais qu'ils avaient refusé d'y être hébergé. Saisi d'un recours par la famille, le tribunal du travail a jugé que celle-ci se trouvait dans une "situation de force majeure qui rend impossible [son] retour dans [son] pays d'origine (ou dans un autre pays)", peut-on lire dans la décision dont Belga a obtenu copie. A la suite du décès de Mawda sur une autoroute près de Mons alors qu'ils tentaient de rejoindre le Royaume-Uni, les parents ont en effet porté plainte et se sont constitués partie civile. Leur éloignement pourrait porter atteinte à leur droit à un procès équitable. "Il n'est pas concevable que les parents de la petite Mawda ne soient pas présents en Belgique pendant toute la procédure relative à leur plainte et constitution de partie civile. Ils doivent pouvoir suivre l'enquête en cours sur les événements qui ont conduit à la mort tragique de leur enfant et, le cas échéant, assister au procès qui devra statuer sur les responsabilités pénales en cause afin que, sur le plan civil, ils puissent procéder aux devoirs nécessaires à la poursuite de la réparation du dommage qu'ils ont subi", affirme le tribunal. Le CPAS de Woluwé-Saint-Lambert avait convenu qu'il ne ferait pas appel de la décision. (Belga)