Rédigée par la France, une résolution en ce sens, évoquant sans beaucoup de précision la nécessité d'une stratégie de sortie du pays, a été adoptée à l'unanimité des 15 membres du Conseil. La réduction du nombre de militaires participant à la Monusco reste modeste au vu des troupes réellement déployées aujourd'hui (15.900). Le Conseil de sécurité a décidé d'abaisser le plafond du déploiement maximum autorisé qui était de 16.875 militaires à 14.660. La composante police de la mission de l'ONU gagnera temporairement de son côté 360 personnes de plus. Dans son texte, le Conseil de sécurité "invite le secrétariat (de l'ONU) à étudier une future réduction du nombre de militaires de la Monusco déployés en fonction de l'évolution de la situation sur le terrain, notamment dans les régions où la menace posée par des groupes armés n'est plus significative". Il se borne à "prendre note de l'étude stratégique indépendante" réalisée récemment et prévoyant "un minimum absolu de trois ans" pour un futur retrait de la Monusco. "Il y a unanimité au Conseil pour dire 'soyons prudents'", note-t-on à l'ONU, une approche partagée par le nouveau président Félix Tshisekedi. "Des provinces entières qui étaient en guerre ne le sont plus", ajoute-t-on. Pour celles où l'insécurité prédomine (Kivu, Ituri), la Monusco devrait revoir en 2020 son dispositif à la lumière d'un rapport commandé au général brésilien Carlos Alberto Dos Santos Cruz, en cours de réalisation. Dans sa résolution, le Conseil "souligne la nécessité de progressivement transférer des missions de la Monusco au gouvernement". Il lui demande de nommer un coordinateur pour les programmes de désarmement et de réinsertion d'anciens combattants, d'engager des procédures judiciaires contre les responsables congolais corrompus et impliqués dans des activités de groupes armés ou de violations de droits humains, et de renforcer le contrôle des frontières contre les trafics d'armes. Le budget actuel de la Monusco avoisine le milliard de dollars. L'ONU est présente militairement en RDCongo depuis une vingtaine d'années. (Belga)

Rédigée par la France, une résolution en ce sens, évoquant sans beaucoup de précision la nécessité d'une stratégie de sortie du pays, a été adoptée à l'unanimité des 15 membres du Conseil. La réduction du nombre de militaires participant à la Monusco reste modeste au vu des troupes réellement déployées aujourd'hui (15.900). Le Conseil de sécurité a décidé d'abaisser le plafond du déploiement maximum autorisé qui était de 16.875 militaires à 14.660. La composante police de la mission de l'ONU gagnera temporairement de son côté 360 personnes de plus. Dans son texte, le Conseil de sécurité "invite le secrétariat (de l'ONU) à étudier une future réduction du nombre de militaires de la Monusco déployés en fonction de l'évolution de la situation sur le terrain, notamment dans les régions où la menace posée par des groupes armés n'est plus significative". Il se borne à "prendre note de l'étude stratégique indépendante" réalisée récemment et prévoyant "un minimum absolu de trois ans" pour un futur retrait de la Monusco. "Il y a unanimité au Conseil pour dire 'soyons prudents'", note-t-on à l'ONU, une approche partagée par le nouveau président Félix Tshisekedi. "Des provinces entières qui étaient en guerre ne le sont plus", ajoute-t-on. Pour celles où l'insécurité prédomine (Kivu, Ituri), la Monusco devrait revoir en 2020 son dispositif à la lumière d'un rapport commandé au général brésilien Carlos Alberto Dos Santos Cruz, en cours de réalisation. Dans sa résolution, le Conseil "souligne la nécessité de progressivement transférer des missions de la Monusco au gouvernement". Il lui demande de nommer un coordinateur pour les programmes de désarmement et de réinsertion d'anciens combattants, d'engager des procédures judiciaires contre les responsables congolais corrompus et impliqués dans des activités de groupes armés ou de violations de droits humains, et de renforcer le contrôle des frontières contre les trafics d'armes. Le budget actuel de la Monusco avoisine le milliard de dollars. L'ONU est présente militairement en RDCongo depuis une vingtaine d'années. (Belga)