L'opération Sophia comprend également deux tâches de soutien, à savoir la formation des garde-côtes libyens et de la marine libyenne et une contribution à la mise en ?uvre de l'embargo des Nations unies sur les armes, en haute mer, au large des côtes libyennes. La frégate belge Louise-Marie participe depuis le 18 juin dernier à l'opération Sophia. Elle a notamment secouru fin juin 118 migrants au large des côtes libyennes. Une polémique avait éclaté la semaine dernière après que le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), a plaidé pour l'annulation de l'implication du navire belge à l'opération, craignant que celle-ci crée un appel d'air pour les "migrants illégaux". Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), avait ensuite assuré que la frégate continuerait bien sa mission jusqu'à la fin du mois comme convenu. "Nous avons affirmé notre volonté de continuer à participer à l'opération Sophia", avait-il expliqué à l'agence Belga, tout en estimant qu'il faudrait passer à l'étape suivante dans la gestion de la crise migratoire en provenance de la Libye d'ici à la prochaine implication de la Louise-Marie. Cela passerait par exemple par un renforcement des contrôles aux frontières sud du pays et avec la Tunisie, mais aussi d'investir dans des centres d'accueil en Libye pour accueillir les migrants qui arrivent et déterminer, de là, ceux qui peuvent venir en Europe et ceux qui n'ont aucune chance, avait expliqué le ministre. Selon les derniers chiffres de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 111.514 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la mer depuis le 1er janvier, dont 85% en Italie. Quelque 2.360 sont morts en tentant la traversée. (Belga)

L'opération Sophia comprend également deux tâches de soutien, à savoir la formation des garde-côtes libyens et de la marine libyenne et une contribution à la mise en ?uvre de l'embargo des Nations unies sur les armes, en haute mer, au large des côtes libyennes. La frégate belge Louise-Marie participe depuis le 18 juin dernier à l'opération Sophia. Elle a notamment secouru fin juin 118 migrants au large des côtes libyennes. Une polémique avait éclaté la semaine dernière après que le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), a plaidé pour l'annulation de l'implication du navire belge à l'opération, craignant que celle-ci crée un appel d'air pour les "migrants illégaux". Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), avait ensuite assuré que la frégate continuerait bien sa mission jusqu'à la fin du mois comme convenu. "Nous avons affirmé notre volonté de continuer à participer à l'opération Sophia", avait-il expliqué à l'agence Belga, tout en estimant qu'il faudrait passer à l'étape suivante dans la gestion de la crise migratoire en provenance de la Libye d'ici à la prochaine implication de la Louise-Marie. Cela passerait par exemple par un renforcement des contrôles aux frontières sud du pays et avec la Tunisie, mais aussi d'investir dans des centres d'accueil en Libye pour accueillir les migrants qui arrivent et déterminer, de là, ceux qui peuvent venir en Europe et ceux qui n'ont aucune chance, avait expliqué le ministre. Selon les derniers chiffres de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 111.514 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la mer depuis le 1er janvier, dont 85% en Italie. Quelque 2.360 sont morts en tentant la traversée. (Belga)