"Dans de nombreux cas, les problèmes que nous constatons sont antérieurs à la pandémie de coronavirus, mais il ne fait aucun doute que les mesures - légitimes - prises par les autorités nationales pour faire face à la Covid-19 ont aggravé la situation. Le danger est que notre culture démocratique ne s'en remette jamais complètement", a déclaré la Croate, citée dans un communiqué. Concernant la liberté d'expression, 118 cas d'atteintes à l'intégrité physique de journalistes ont été enregistrés dans toute l'Europe l'année dernière. Et de 2018 à 2020, la Cour européenne des droits de l'homme a conclu à la violation des dispositions de la Convention dans 237 affaires sur 263 relatives à la liberté d'expression. Des cas de blocage massif de sites internet ont en outre été relevés dans plusieurs pays. Certains groupes, notamment de militants LGBTI, sont toujours confrontés à des restrictions générales de la liberté de réunion dans certains pays, tandis que la stigmatisation et les attaques verbales contre les personnes LGBTI se sont multipliées en Pologne et ont atteint leur paroxysme avec la décision de 88 localités de se déclarer "zones sans LGBTI". La Covid-19 a aussi entraîné une régression de l'égalité entre les femmes et les hommes, mettant particulièrement en relief les difficultés d'accès à une aide et à une protection auxquelles se heurtent de nombreuses femmes et le risque accru qu'elles encourent d'être exposées à la violence domestique de plus, les menaces et intimidations dans l'environnement numérique se sont multipliées ces derniers temps, note le rapport. À cet égard, la Convention d'Istanbul contre la violence à l'égard des femmes continue de subir des attaques, "motivées par des idées fausses ou des interprétations volontairement erronées quant aux potentielles implications de la Convention sur le plan juridique et social." La montée du discours de haine et des crimes de haine contre les juifs, les musulmans, les Roms, les noirs et d'autres minorités, en particulier sur internet, met de plus en plus à l'épreuve les politiques de lutte contre la discrimination et en faveur de la diversité et de l'inclusion, ajoute le rapport. Il pointe aussi du doigt le discours de haine et les attaques contre des migrants, qui se sont multipliés ces dernières années, ainsi que le soutien accru aux mouvements et partis politiques populistes et xénophobes. "Dans certains pays, l'indépendance de la justice et son autorité en tant qu'arbitre équitable et impartial pour tous les citoyens ne sont toujours pas pleinement reconnues, ni garanties." "Nos États membres doivent maintenant faire un choix: ils peuvent continuer de permettre ou de faciliter le recul démocratique, ou ils peuvent oeuvrer de concert à inverser cette tendance pour renforcer et renouveler la démocratie européenne, et créer les conditions dans lesquelles les droits de l'homme et l'État de droit puissent s'épanouir", affirme la secrétaire générale du Conseil de l'Europe. (Belga)

"Dans de nombreux cas, les problèmes que nous constatons sont antérieurs à la pandémie de coronavirus, mais il ne fait aucun doute que les mesures - légitimes - prises par les autorités nationales pour faire face à la Covid-19 ont aggravé la situation. Le danger est que notre culture démocratique ne s'en remette jamais complètement", a déclaré la Croate, citée dans un communiqué. Concernant la liberté d'expression, 118 cas d'atteintes à l'intégrité physique de journalistes ont été enregistrés dans toute l'Europe l'année dernière. Et de 2018 à 2020, la Cour européenne des droits de l'homme a conclu à la violation des dispositions de la Convention dans 237 affaires sur 263 relatives à la liberté d'expression. Des cas de blocage massif de sites internet ont en outre été relevés dans plusieurs pays. Certains groupes, notamment de militants LGBTI, sont toujours confrontés à des restrictions générales de la liberté de réunion dans certains pays, tandis que la stigmatisation et les attaques verbales contre les personnes LGBTI se sont multipliées en Pologne et ont atteint leur paroxysme avec la décision de 88 localités de se déclarer "zones sans LGBTI". La Covid-19 a aussi entraîné une régression de l'égalité entre les femmes et les hommes, mettant particulièrement en relief les difficultés d'accès à une aide et à une protection auxquelles se heurtent de nombreuses femmes et le risque accru qu'elles encourent d'être exposées à la violence domestique de plus, les menaces et intimidations dans l'environnement numérique se sont multipliées ces derniers temps, note le rapport. À cet égard, la Convention d'Istanbul contre la violence à l'égard des femmes continue de subir des attaques, "motivées par des idées fausses ou des interprétations volontairement erronées quant aux potentielles implications de la Convention sur le plan juridique et social." La montée du discours de haine et des crimes de haine contre les juifs, les musulmans, les Roms, les noirs et d'autres minorités, en particulier sur internet, met de plus en plus à l'épreuve les politiques de lutte contre la discrimination et en faveur de la diversité et de l'inclusion, ajoute le rapport. Il pointe aussi du doigt le discours de haine et les attaques contre des migrants, qui se sont multipliés ces dernières années, ainsi que le soutien accru aux mouvements et partis politiques populistes et xénophobes. "Dans certains pays, l'indépendance de la justice et son autorité en tant qu'arbitre équitable et impartial pour tous les citoyens ne sont toujours pas pleinement reconnues, ni garanties." "Nos États membres doivent maintenant faire un choix: ils peuvent continuer de permettre ou de faciliter le recul démocratique, ou ils peuvent oeuvrer de concert à inverser cette tendance pour renforcer et renouveler la démocratie européenne, et créer les conditions dans lesquelles les droits de l'homme et l'État de droit puissent s'épanouir", affirme la secrétaire générale du Conseil de l'Europe. (Belga)