Le mari d'Ivanka Trump est le premier de la garde rapprochée du milliardaire à s'expliquer devant les parlementaires. Il a nié en bloc la moindre connivence. Il a publié une déclaration écrite de onze pages à l'attention du Congrès, détaillant ses rencontres et interactions avec plusieurs Russes l'an dernier. Jared Kushner confirme qu'il a bien vu l'ambassadeur russe aux Etats-Unis deux fois ainsi qu'un grand banquier proche de Vladimir Poutine, Sergueï Gorkov, à sa demande. Il se souvient aussi d'avoir participé quelques minutes à une étrange réunion avec une avocate russe organisée par son beau-frère, Donald Trump Jr., en juin 2016. Quatre rencontres au total. Mais il replace ces réunions dans le contexte de milliers de rendez-vous, coups de fils et messages échangés dans une période frénétique. Il raconte que son beau-père lui a demandé d'être le point de contact de la campagne pour les gouvernements étrangers et qu'à ce titre, il a eu plus d'une centaine de contacts avec des responsables de plus de 20 pays avant et après l'élection. Et jamais, assure-t-il, la question des sanctions américaines contre Moscou n'a été évoquée. "Je n'ai pas eu de contacts inappropriés. Je ne dépendais pas de fonds russes pour financer mes affaires dans le secteur privé", martèle aussi M. Kushner. Une phrase "à l'évidence élaborée par un avocat malin tentant de protéger son client", a ironisé le sénateur démocrate Ron Wyden, qui affirme que Jared Kushner joue sur les mots et n'a pas tout dit sur ses liens financiers avec des personnes et entités liées à la Russie. "Les déclarations de M. Kushner n'ont que peu de poids, étant donné son refus de témoigner en public et sous serment", a aussi tancé l'élu démocrate Raul Grijalva. Jared Kushner n'est pas le seul à intéresser les élus, dont les enquêtes s'ajoutent à celle du procureur spécial Robert Mueller. Le fils aîné du milliardaire, Donald Jr., est actuellement en négociation avec le Congrès pour donner sa version des faits. Pour l'instant, il a réussi à éviter une audition publique, mais c'est l'objectif de nombreux parlementaires, démocrates comme républicains. Paul Manafort, ancien chef de la campagne, est également appelé à témoigner, mais aucune date n'a encore été négociée. "Des assignations seront sans doute nécessaires pour forcer Trump Jr. et Paul Manafort à témoigner", a averti le démocrate Richard Blumenthal, membre de la commission de la Justice, lundi sur MSNBC. (Belga)

Le mari d'Ivanka Trump est le premier de la garde rapprochée du milliardaire à s'expliquer devant les parlementaires. Il a nié en bloc la moindre connivence. Il a publié une déclaration écrite de onze pages à l'attention du Congrès, détaillant ses rencontres et interactions avec plusieurs Russes l'an dernier. Jared Kushner confirme qu'il a bien vu l'ambassadeur russe aux Etats-Unis deux fois ainsi qu'un grand banquier proche de Vladimir Poutine, Sergueï Gorkov, à sa demande. Il se souvient aussi d'avoir participé quelques minutes à une étrange réunion avec une avocate russe organisée par son beau-frère, Donald Trump Jr., en juin 2016. Quatre rencontres au total. Mais il replace ces réunions dans le contexte de milliers de rendez-vous, coups de fils et messages échangés dans une période frénétique. Il raconte que son beau-père lui a demandé d'être le point de contact de la campagne pour les gouvernements étrangers et qu'à ce titre, il a eu plus d'une centaine de contacts avec des responsables de plus de 20 pays avant et après l'élection. Et jamais, assure-t-il, la question des sanctions américaines contre Moscou n'a été évoquée. "Je n'ai pas eu de contacts inappropriés. Je ne dépendais pas de fonds russes pour financer mes affaires dans le secteur privé", martèle aussi M. Kushner. Une phrase "à l'évidence élaborée par un avocat malin tentant de protéger son client", a ironisé le sénateur démocrate Ron Wyden, qui affirme que Jared Kushner joue sur les mots et n'a pas tout dit sur ses liens financiers avec des personnes et entités liées à la Russie. "Les déclarations de M. Kushner n'ont que peu de poids, étant donné son refus de témoigner en public et sous serment", a aussi tancé l'élu démocrate Raul Grijalva. Jared Kushner n'est pas le seul à intéresser les élus, dont les enquêtes s'ajoutent à celle du procureur spécial Robert Mueller. Le fils aîné du milliardaire, Donald Jr., est actuellement en négociation avec le Congrès pour donner sa version des faits. Pour l'instant, il a réussi à éviter une audition publique, mais c'est l'objectif de nombreux parlementaires, démocrates comme républicains. Paul Manafort, ancien chef de la campagne, est également appelé à témoigner, mais aucune date n'a encore été négociée. "Des assignations seront sans doute nécessaires pour forcer Trump Jr. et Paul Manafort à témoigner", a averti le démocrate Richard Blumenthal, membre de la commission de la Justice, lundi sur MSNBC. (Belga)