"La situation dans laquelle se trouve le pays aujourd'hui est la moins idéale pour les deux parties du pays. Il y a des conflits insidieux constants parce que toutes deux souhaitent prendre des directions différentes dans un tas de domaines", a observé Jan Jambon.

Des compétences homogènes pour les entités fédérées seraient d'après le nationaliste un grand pas en avant. Son objectif étant un confédéralisme au sein duquel ces entités fédérées se concertent au sujet de ce qu'elles souhaitent encore faire ensemble. Pour la N-VA, cela se limite à la Défense, à la dette publique, à la TVA, aux accises, à la Cour constitutionnelle...

La sécurité sociale devrait aussi être scindée. L'ancien ministre fédéral a pris pour exemple, à nouveau, les "milliards de transferts" de la Flandre vers la Wallonie "qui maintiennent bien trop de Wallons dans leurs hamacs". Il a cité à cet égard, les entreprises de Flandre Occidentale qui se plaignent que les demandeurs d'emploi du Hainaut voisin ne semblent pas prêts à postuler pour des postes vacants.

Toutefois, Jan Jambon assure que pour la N-VA "la fin de la Belgique n'est pas sur la table" et qu'il est bien candidat à la fonction de Premier ministre d'un gouvernement fédéral, si son parti s'avère être le vainqueur des urnes au lendemain du 26 mai.

"En tant que ministre de l'Intérieur, j'ai prouvé que je peux appliquer un accord de gouvernement avec loyauté. En Wallonie, il y a eu des doutes au début à mon sujet pour cette fonction, mais après quelques années, ils se sont dissipés. Si nous souhaitons dégager un accord après les élections pour un nouveau gouvernement fédéral, je ferais à nouveau preuve de loyauté", a assuré M. Jambon.

Participant au débat pour le CD&V, Wouter Beke a toutefois remis en question cette loyauté de l'ancien ministre, rappelant que le parti nationaliste flamand a fait chuter le gouvernement sur la question du Pacte sur les migrations de l'ONU.

Au nom du sp.a, Yasmine Kherbache a affirmé que son parti n'était pas demandeur d'une nouvelle réforme de l'Etat, alors que la population selon elle est plus préoccupée par la thématique des pensions ou de l'emploi. Le parti socialiste flamand est toutefois ouvert à une réflexion au cours de la prochaine législature sur une amélioration de la structure étatique, et estime que la refédéralisation de certaines compétences ne devrait pas être un tabou. Le sp.a continuera toujours en outre de s'opposer à la scission de la sécurité sociale, a assuré Mme Kherbache..