Le 12 février, le tribunal correctionnel de Mons avait condamné le chauffeur de la camionnette transportant les migrants à quatre ans de prison ferme pour entrave méchante à la circulation et rébellion armée. Le policier, auteur du coup de feu mortel, avait, lui, écopé d'une peine d'un an avec sursis de trois ans et d'une amende de 400 euros. Quant au passeur présumé, il avait été acquitté. Le policier a récemment fait appel de cette condamnation, tandis que le parquet en a fait de même contre le passeur présumé. Lors du procès, le parquet avait reconnu des dysfonctionnements structurels, au-delà de la responsabilité individuelle du policier. Le jugement lui-même reconnaît que les questions soulevées par les parents de Mawda sont légitimes, rappelle le comité. L'appel contre la décision du tribunal ne portera cependant que sur la responsabilité individuelle du policier et sur celle du chauffeur. La cour d'appel ne peut pas étendre sa saisine à d'autres responsabilités, constate l'association #Justice4Mawda. A ses yeux, la création d'une commission parlementaire s'avère donc "indispensable". Les parlementaires pourraient alors auditionner la chaîne de responsabilités, questionner les différents pouvoirs judiciaires ou politiques afin que les responsabilités soient définies. "Cette commission parlementaire est essentielle pour que d'autres affaires similaires ne se reproduisent pas", soutient-elle. Le comité invite dès lors, via le site www.justice4mawda.be, les citoyens à interpeller et écrire aux députés fédéraux, aux présidents de partis et à la présidente de la Chambre des représentants pour que soit mise en route la commission d'enquête qu'il souhaite. (Belga)

Le 12 février, le tribunal correctionnel de Mons avait condamné le chauffeur de la camionnette transportant les migrants à quatre ans de prison ferme pour entrave méchante à la circulation et rébellion armée. Le policier, auteur du coup de feu mortel, avait, lui, écopé d'une peine d'un an avec sursis de trois ans et d'une amende de 400 euros. Quant au passeur présumé, il avait été acquitté. Le policier a récemment fait appel de cette condamnation, tandis que le parquet en a fait de même contre le passeur présumé. Lors du procès, le parquet avait reconnu des dysfonctionnements structurels, au-delà de la responsabilité individuelle du policier. Le jugement lui-même reconnaît que les questions soulevées par les parents de Mawda sont légitimes, rappelle le comité. L'appel contre la décision du tribunal ne portera cependant que sur la responsabilité individuelle du policier et sur celle du chauffeur. La cour d'appel ne peut pas étendre sa saisine à d'autres responsabilités, constate l'association #Justice4Mawda. A ses yeux, la création d'une commission parlementaire s'avère donc "indispensable". Les parlementaires pourraient alors auditionner la chaîne de responsabilités, questionner les différents pouvoirs judiciaires ou politiques afin que les responsabilités soient définies. "Cette commission parlementaire est essentielle pour que d'autres affaires similaires ne se reproduisent pas", soutient-elle. Le comité invite dès lors, via le site www.justice4mawda.be, les citoyens à interpeller et écrire aux députés fédéraux, aux présidents de partis et à la présidente de la Chambre des représentants pour que soit mise en route la commission d'enquête qu'il souhaite. (Belga)