En 2013, l'adoption du mariage pour tous, sous le président socialiste François Hollande, avait été houleuse, suscitant de nombreuses manifestations d'hostilité, notamment chez les catholiques conservateurs. "Favorable" à titre personnel à l'élargissement de la PMA, le président Emmanuel Macron, avait donc souhaité attendre l'avis du Comité d'éthique pour "construire un consensus le plus large possible", avant de l'inscrire dans une loi. En France, la PMA - qui désigne l'ensemble des techniques médicales permettant d'avoir un enfant (fécondation in vitro, don de sperme...) - est aujourd'hui réservée au traitement de l'infertilité chez les couples hétérosexuels. Le comité qui s'était déjà prononcé en 2017 pour l'extension de la PMA, a réitéré mardi sa position en estimant que l'impossibilité d'avoir un enfant est "une souffrance" qui "doit être prise en compte", même si les raisons ne sont pas biologiques. Cette position a fait débat au sein du Comité et tous ses membres n'étaient pas d'accord, a-t-il précisé. Le CCNE a parallèlement réaffirmé son opposition à la GPA (gestation pour autrui, c'est-à-dire le recours à une mère porteuse), justifiant cette position par le "respect de la personne humaine, refus de l'exploitation de la femme, refus de la réification de l'enfant, indisponibilité du corps humain et de la personne humaine". Le gouvernement a prévu de présenter avant la fin de l'année un projet de loi qui sera débattu par le parlement début 2019. La présidente de La Manif pour tous - mouvement qui avait rassemblé des centaines de milliers de personnes dans la rue contre le mariage homosexuel en 2012-213 - avait appelé samedi Emmanuel Macron à rejeter une "PMA sans père". Ludovine de La Rochère avait prédit une "mobilisation immense" pour s'opposer à un projet de loi, si le président français tentait de "passer en force". (Belga)

En 2013, l'adoption du mariage pour tous, sous le président socialiste François Hollande, avait été houleuse, suscitant de nombreuses manifestations d'hostilité, notamment chez les catholiques conservateurs. "Favorable" à titre personnel à l'élargissement de la PMA, le président Emmanuel Macron, avait donc souhaité attendre l'avis du Comité d'éthique pour "construire un consensus le plus large possible", avant de l'inscrire dans une loi. En France, la PMA - qui désigne l'ensemble des techniques médicales permettant d'avoir un enfant (fécondation in vitro, don de sperme...) - est aujourd'hui réservée au traitement de l'infertilité chez les couples hétérosexuels. Le comité qui s'était déjà prononcé en 2017 pour l'extension de la PMA, a réitéré mardi sa position en estimant que l'impossibilité d'avoir un enfant est "une souffrance" qui "doit être prise en compte", même si les raisons ne sont pas biologiques. Cette position a fait débat au sein du Comité et tous ses membres n'étaient pas d'accord, a-t-il précisé. Le CCNE a parallèlement réaffirmé son opposition à la GPA (gestation pour autrui, c'est-à-dire le recours à une mère porteuse), justifiant cette position par le "respect de la personne humaine, refus de l'exploitation de la femme, refus de la réification de l'enfant, indisponibilité du corps humain et de la personne humaine". Le gouvernement a prévu de présenter avant la fin de l'année un projet de loi qui sera débattu par le parlement début 2019. La présidente de La Manif pour tous - mouvement qui avait rassemblé des centaines de milliers de personnes dans la rue contre le mariage homosexuel en 2012-213 - avait appelé samedi Emmanuel Macron à rejeter une "PMA sans père". Ludovine de La Rochère avait prédit une "mobilisation immense" pour s'opposer à un projet de loi, si le président français tentait de "passer en force". (Belga)