Dans son avis n° 73, le comité consultatif de bioéthique de Belgique plaide pour qu'un "protocole" outille davantage les psychiatres. Le comité estime que le concept de souffrance psychique ne recouvre pas la "fatigue de vivre", par exemple, ou des problématiques sociétales comme l'isolement, la solitude, la précarisation des personnes retraitées. "Nous estimons que dans tous ces cas, l'euthanasie ne peut être une réponse", conclut le psychiatre Paul Cosyns, vice-président du comité et professeur émérite de l'université d'Anvers. "Une euthanasie accordée à un patient qui exprimerait une grosse fatigue de vivre mais sans lien avec une pathologie resterait hors-la-loi". "Faut-il par contre un débat public sur cette question ? Certainement. Mais il doit se faire hors du cadre de la loi sur l'euthanasie", poursuit-il. Le comité s'accorde également pour dire que l'appréciation du caractère "constant et insupportable" de la souffrance demeure l'affaire du patient tandis que le côté "incurable" ou "inapaisable" de cette souffrance concerne, cette fois, le médecin. (Belga)

Dans son avis n° 73, le comité consultatif de bioéthique de Belgique plaide pour qu'un "protocole" outille davantage les psychiatres. Le comité estime que le concept de souffrance psychique ne recouvre pas la "fatigue de vivre", par exemple, ou des problématiques sociétales comme l'isolement, la solitude, la précarisation des personnes retraitées. "Nous estimons que dans tous ces cas, l'euthanasie ne peut être une réponse", conclut le psychiatre Paul Cosyns, vice-président du comité et professeur émérite de l'université d'Anvers. "Une euthanasie accordée à un patient qui exprimerait une grosse fatigue de vivre mais sans lien avec une pathologie resterait hors-la-loi". "Faut-il par contre un débat public sur cette question ? Certainement. Mais il doit se faire hors du cadre de la loi sur l'euthanasie", poursuit-il. Le comité s'accorde également pour dire que l'appréciation du caractère "constant et insupportable" de la souffrance demeure l'affaire du patient tandis que le côté "incurable" ou "inapaisable" de cette souffrance concerne, cette fois, le médecin. (Belga)