Cette nouvelle stratégie succède au plan d'action radicalisme (plan R), adopté en 2005. Elle est davantage axée sur la prévention. L'Ocam conserve son rôle de coordinateur. "Ce qui est nouveau, c'est que le cadre de cette collaboration a été développé en une stratégie nationale, qui a été officiellement approuvée par le gouvernement fédéral et par les gouvernements des Communautés et Régions", détaille l'Ocam dans un communiqué. "Un autre élément important est que cette stratégie traite de manière égale toutes les formes d'extrémisme et de terrorisme, qu'elles soient d'inspiration religieuse (djihadisme, ndlr) ou idéologique (extrême-droite, ndlr)." "Afin de lutter contre l'extrémisme et le terrorisme, la coopération entre les autorités et services concernés par cette problématique, est essentielle", estime Annelies Verlinden, citée dans le communiqué. "Bien que les différents services et niveaux de pouvoir travaillaient auparavant déjà en étroite collaboration, la note offre désormais un cadre commun, une stratégie commune, dans le respect de la finalité et de la méthodologie de chacun de ces acteurs, pour faire face à l'extrémisme et au terrorisme dans notre société." Axée sur la prévention, la concertation au sujet des personnes à surveiller en priorité dans le cadre de la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme occupe une place centrale dans la nouvelle stratégie. Les services et les autorités se réunissent au sein de diverses plateformes de concertation pour discuter de cas spécifiques. Ces informations se retrouvent ensuite dans la Banque de données commune (BDC). Quelque 700 individus figurent actuellement sur cette liste, précise la ministre de l'Intérieur. "Par le passé, le suivi de personnes extrémistes était principalement axé sur une approche répressive", explique Gert Vercauteren, directeur ad intérim de l'Ocam. "Mais on s'est aperçu, au fil des ans, que c'était insuffisant. La stratégie a évolué vers une approche multidisciplinaire, s'appuyant sur l'expertise de tous les niveaux de pouvoir de notre pays. Une multitude de services y sont donc associés." "Nos services de sécurité ?uvrent jour et nuit pour éradiquer l'extrémisme et la menace terroriste le plus tôt possible, par la détection précoce et l'échange d'informations, non seulement entre les services de sécurité mais également avec d'autres services sociopréventifs. Il est important d'évaluer et d'améliorer ces processus en permanence pour éviter que des attentats ne soient commis. C'est l'objectif poursuivi dans cette note, car elle nécessite l'engagement et la coopération de nombreux services et autorités", ajoute le vice-Premier ministre et ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne. L'élaboration de cette nouvelle "Note stratégique Extrémisme et Terrorisme" avait été annoncée l'année dernière par les ministres de l'Intérieur et de la Justice dans leur note d'orientation stratégique présentée lors de la mise en place de la coalition Vivaldi en octobre 2020. (Belga)

Cette nouvelle stratégie succède au plan d'action radicalisme (plan R), adopté en 2005. Elle est davantage axée sur la prévention. L'Ocam conserve son rôle de coordinateur. "Ce qui est nouveau, c'est que le cadre de cette collaboration a été développé en une stratégie nationale, qui a été officiellement approuvée par le gouvernement fédéral et par les gouvernements des Communautés et Régions", détaille l'Ocam dans un communiqué. "Un autre élément important est que cette stratégie traite de manière égale toutes les formes d'extrémisme et de terrorisme, qu'elles soient d'inspiration religieuse (djihadisme, ndlr) ou idéologique (extrême-droite, ndlr)." "Afin de lutter contre l'extrémisme et le terrorisme, la coopération entre les autorités et services concernés par cette problématique, est essentielle", estime Annelies Verlinden, citée dans le communiqué. "Bien que les différents services et niveaux de pouvoir travaillaient auparavant déjà en étroite collaboration, la note offre désormais un cadre commun, une stratégie commune, dans le respect de la finalité et de la méthodologie de chacun de ces acteurs, pour faire face à l'extrémisme et au terrorisme dans notre société." Axée sur la prévention, la concertation au sujet des personnes à surveiller en priorité dans le cadre de la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme occupe une place centrale dans la nouvelle stratégie. Les services et les autorités se réunissent au sein de diverses plateformes de concertation pour discuter de cas spécifiques. Ces informations se retrouvent ensuite dans la Banque de données commune (BDC). Quelque 700 individus figurent actuellement sur cette liste, précise la ministre de l'Intérieur. "Par le passé, le suivi de personnes extrémistes était principalement axé sur une approche répressive", explique Gert Vercauteren, directeur ad intérim de l'Ocam. "Mais on s'est aperçu, au fil des ans, que c'était insuffisant. La stratégie a évolué vers une approche multidisciplinaire, s'appuyant sur l'expertise de tous les niveaux de pouvoir de notre pays. Une multitude de services y sont donc associés." "Nos services de sécurité ?uvrent jour et nuit pour éradiquer l'extrémisme et la menace terroriste le plus tôt possible, par la détection précoce et l'échange d'informations, non seulement entre les services de sécurité mais également avec d'autres services sociopréventifs. Il est important d'évaluer et d'améliorer ces processus en permanence pour éviter que des attentats ne soient commis. C'est l'objectif poursuivi dans cette note, car elle nécessite l'engagement et la coopération de nombreux services et autorités", ajoute le vice-Premier ministre et ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne. L'élaboration de cette nouvelle "Note stratégique Extrémisme et Terrorisme" avait été annoncée l'année dernière par les ministres de l'Intérieur et de la Justice dans leur note d'orientation stratégique présentée lors de la mise en place de la coalition Vivaldi en octobre 2020. (Belga)