"C'est une décision très difficile et la prendre nous cause beaucoup de douleur", a-t-il déclaré mercredi, depuis le palais présidentiel. "Nous comprenons parfaitement l'importance de l'Apec et de la COP pour le Chili et le monde, mais nous avons pris notre décision sur base du bon sens", a-t-il ajouté. "Un président doit faire passer son peuple avant tout le reste." Le sommet de l'Apec devait avoir lieu à Santiago les 16 et 17 novembre et la COP25 du 2 au 13 décembre. Le Chili est en proie depuis le 18 octobre à une vague de contestation sociale sans précédent qui a fait une vingtaine de morts. Chaque année, l'organisation de la COP est attribuée, à tour de rôle, à l'une des cinq régions reconnues par l'Onu. Pour 2019, l'organisation de la COP revenait au groupe des pays d'Amérique latine et des Caraïbes. Ce groupe avait dans un premier temps proposé le Brésil mais le pays avait décliné, officiellement pour des raisons budgétaires, après l'élection du président Jair Bolsonaro, climato-sceptique notoire. L'organisation de la COP25 était finalement revenue au Chili, alors que le Costa Rica a organisé en octobre une réunion préparatoire à la COP25 ou "pré-COP". Après le désistement du Chili, la COP25 pourrait être organisée à Bonn, en Allemagne, où se trouve le siège du secrétariat de l'UNFCCC, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, sous l'égide de laquelle se tiennent les négociations climatiques mondiales. Cependant, aucune annonce n'a été faite par l'organisme onusien. (Belga)